Vu, lu, entendu... Travail

Les Jardins de Cocagne cultivent la solidarité


31/01/2012



Les Jardins de Cocagne cultivent la solidarité
L'association des jardins de Keribet vient d'adhérer au réseau Cocagne : une manière de sortir de l'isolement pour s'appuyer sur un réseau de coopération fort de plus de 100 associations sur toutes la France et qui s'étend en Europe.

Le premier Jardin de Cocagne a vu le jour à Besançon en 1991. Comme lui, tous les adhérents au "réseau Cocagne" ont pour vocation d'accueillir des personnes en situation précaire et de leur donner l'occasion de se reconstruire au plan personnel et professionnel en contribuant à la production de fruits et légumes bio. 

Ils gèrent prioritairement des chantiers d'insertion, mais le réseau commence à accueillir des entreprises d'insertion, à l'instar des Jardins de Keribet. Elles assurent un vrai emploi en CDD d'insertion sur des durées pouvant aller jusqu'à 24 mois.

Les Jardins de Cocagne ne rempliraient pas leur mission et ne sauraient pas se financer s'ils ne s'appuyaient pas sur des "adhérents consommateurs" qui s'engagent, dans la durée, à acheter la production sous forme de paniers.

Les association du réseau doivent respecter les principes d'une charte qui fixe 4 engagements principaux :
  • Lutter contre les exclusions et la précarité en mobilisant les conditions d’un retour à l’emploi durable, chez des femmes et des hommes en difficultés sociales et professionnelles, dans le cadre d’une activité de travail valorisante.
  • Produire dans le respect du cahier des charges de l’Agriculture Biologique
  • Commercialiser la production à destination d’un réseau d’adhérents-consommateurs
  • Intégrer le secteur professionnel agricole local


Une interview du fondateur

Dans cet interview qui date de 2007, le fondateur des Jardins de Cocagne rappelle l'origine du réseau et ses buts.


Reportage

Un reportage qui illustre bien le projet des Jardins de Cocagne





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Le billet de la semaine

​On y croit

« Nous avons besoin de repenser un grand projet social », a dit le Président. Ce n'est pas une blague lancée au téléphone à l'ami Hanouna. Ni un nouveau coup de com'. C'est du sérieux. C'était dimanche soir, aux vœux. « Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour le pays », a dit aussi notre Kennedy à nous. Et voilà que dès potron-minet chaque Français pense au grand projet social. S'en va lutter contre la stigmatisation des chômeurs et des migrants, les attaques contre les HLM ou l'audio-visuel public. S'en va lutter contre les projets du gouvernement. Pense justice, liberté, égalité, fraternité, écologie pour tous. La bataille des valeurs entre la droite et la gauche, à l'obsolescence programmée, est de nouveau en marche. Des députés marcheurs redeviennent d'ailleurs socialistes. On y croit, Président. C'est promis. Le citoyen français sera ainsi en 2018 : sitôt levé, sitôt debout.

Michel Rouger

04/01/2018

Nono