Vu, lu, entendu... Travail

La révolte des « Penn Sardin » (chanson)


21/09/2011



L'agro-alimentaire, une vieille histoire faite de sagas patronales et de luttes ouvrières. Dans la mémoire sociale, les « Penn Sardin  » sont au premier rang. En 1924, à Douarnenez, les patrons refusent d'améliorer les conditions de vie lamentables des sardinières.

Les ouvriers et ouvrières de l'usine Carnaud se mettent en grève. En quelques jours, le mouvement s'étend à l'ensemble des usines. Les communistes, dont le nouveau maire Daniel Le Flanchec, soutiennent l'action et lui donnent une portée nationale par la voix notamment de Charles Tillon.

Retour en chanson avec Claude Michel sur cette grève dure, marquée par l'attentat contre le maire, qui se prolongea quarante-deux jours. Les ouvrières demandaient vingt-cinq sous de plus de l'heure : elles en obtinrent vingt plus la fierté de leur combat.





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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Prétendre rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher le pas lent ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

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