15/05/2013

« La promesse de Florange », le film à ne pas manquer



Si vous l'avez manqué sur France 5, vous pouvez retrouver ici l'incontournable film documentaire « La promesse de Florange » réalisé par Anne Gintzburger. Il retrace le combat des métallos de Florange, leurs 500 jours de lutte et d’incertitude, l’entêtement de Mittal l’industriel, la nuit glaciale devant le ministère et les larmes d’Edouard Martin, le leader syndical. Le poids des armes était inégal.

La promesse de Florange, c'est celle du candidat Hollande, le 24 février 2012, assurant qu'une loi empêcherait les entreprises de fermer un site quand des repreneurs existent. À travers ce film, cela devient l’histoire d’un très long espoir et d’une défaite au goût amer. Le récit d’une lutte de pouvoir entre l’Etat et les multinationales, entre l’implacable loi du marché et celle des hommes. Avec la mise à l’arrêt des hauts-fourneaux le 24 avril 2013, c’est aussi tout un monde qui disparaît.
 
Voir aussi : 

L'interview  d'Anne Gintzburger sur le site de France 5
 
« Les Munch, soudés à jamais », diffusé le 10 mai sur France 3. Des ouvriers métallurgistes de Lorraine tiennent un siège de 31 mois pour sauver leurs emplois. C’était au début des années 80. Une autre époque, d’autres personnes. Une autre histoire, mais au fond la même...
 









Le billet de la semaine

Fou


C’est fou de voir dans quels égarements conduit la récupération politique du malheur, de l’émotion collective d’un fait divers. Présidents de la République en tête. Courant après Le Pen père et fille, Nicolas Sarkozy s’en était fait une spécialité. Emmanuel Macron vient de sauter dans sa foulée. Le 14 avril, dans l’affaire Halimi,  la Justice a conclu à l’irresponsabilité pénale du meurtrier pris d’une "bouffée délirante" liée au cannabis : aussi sec, le Président de la République a demandé un "changement de la loi au plus vite". A problème de société complexe, réponse réflexe, irrationnelle. On peut se shooter volontairement pour commettre un acte programmé mais dans la plupart des cas l’usage des stupéfiants est lié à d’autres troubles ou à des conditions de vie difficiles voire dramatiques où la responsabilité des gouvernants dépasse celle des individus. Quand on sait que le nombre des malades psychiques en prison est déjà l’un des grands scandales français, ces récupérations électoralistes tiennent quelque part du délire. 

Michel Rouger
20210422_fou.mp3 20210422 Fou.mp3  (1.14 Mo)


22/04/2021

Nono



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