Vu, lu, entendu... Travail

17/06/2013

« Ensemble, soutenons l'industrie automobile »




« Ensemble, soutenons l'industrie automobile »
Si la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois a retenu l'attention de l'opînion, le drame que vit la filière automobile en Bretagne autour de l'usine PSA de Rennes La Janais a été beaucoup moins médiatisé. De 12 000 salariés il y a cinq ans, l'usine bretonne va pourtant tomber à 4 000 l'an prochain : l'équivalent de deux usines d'Aulnay fermé sans bruit. À l'initiative de la municipalité de Chartres-de-Bretagne, où est implantée l'usine, une pétition a été lancée sur Avaaz  pour obtenir une rencontre urgente entre le Président de la République et une délégation d'élus et de représentants des salariés.

« En contrepartie des millions d’euros qui financent les journées de chômage, PSA doit impérativement annoncer le plan de relance de la production, et notamment le remplacement de la C5. Il s’impose que de tels engagements soient annoncés avant juillet 2013 » soulignent les organisateurs de la pétition qui notent que la crise plonge aussi « salariés et sous-traitants dans l’incertitude et le désespoir (Bretagne Ateliers, Cooper Standard, Faurecia, Delphi Automotive Systeme, Lear… ainsi que tous les prestataires de service...) »






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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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