Vu, lu, entendu... Travail

« Ensemble, soutenons l'industrie automobile »


17/06/2013



« Ensemble, soutenons l'industrie automobile »
Si la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois a retenu l'attention de l'opînion, le drame que vit la filière automobile en Bretagne autour de l'usine PSA de Rennes La Janais a été beaucoup moins médiatisé. De 12 000 salariés il y a cinq ans, l'usine bretonne va pourtant tomber à 4 000 l'an prochain : l'équivalent de deux usines d'Aulnay fermé sans bruit. À l'initiative de la municipalité de Chartres-de-Bretagne, où est implantée l'usine, une pétition a été lancée sur Avaaz  pour obtenir une rencontre urgente entre le Président de la République et une délégation d'élus et de représentants des salariés.

« En contrepartie des millions d’euros qui financent les journées de chômage, PSA doit impérativement annoncer le plan de relance de la production, et notamment le remplacement de la C5. Il s’impose que de tels engagements soient annoncés avant juillet 2013 » soulignent les organisateurs de la pétition qui notent que la crise plonge aussi « salariés et sous-traitants dans l’incertitude et le désespoir (Bretagne Ateliers, Cooper Standard, Faurecia, Delphi Automotive Systeme, Lear… ainsi que tous les prestataires de service...) »







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Le billet de la semaine

​Hécatombes

La pollution auxiliaire numéro 1 de la mort. Près de neuf millions de victimes par an, selon une étude publiée mardi, dont 800 000 en Europe et 67 000 en France. Qu'ont bien pu faire ces dernières décennies les géants de la pétro-agro-bio-chimie et de l'automobile pour réduire cette pollution, cette hécatombe ? Rien. Ils continuent de cracher leurs particules à la même cadence qu'ils abreuvent de dividendes leurs actionnaires  et font bosser leurs salariés dont les cancers et les burn-out s'ajoutent à leur bilan. Les catastrophes liées au dérèglement climatique - qui, dès maintenant, tuent, blessent et déplacent des millions de personnes – ne les émeuvent pas davantage. Pas plus que Boeing n'a été ému par les 189 morts d'un premier crash de 737 Max en octobre. Il a fallu 157 nouvelles victimes dimanche, à Addis Abeba, pour que la firme soit acculée et que son action dévisse : au siècle du tout capitalisme, les chiffres de ses victimes devraient voisiner aux infos avec les cours du Dow Jones ou du CAC 40. 

Michel Rouger

14/03/2019

Nono