Vu, lu, entendu... Travail

22/06/2011

En Chine, Barbie assassine



En Chine, Barbie assassine
Peuples Solidaires  invite, dans son dernier "Appel Urgent", à intervenir auprès du fabricant de jouet Mattei sur les conditions de travail des ouvrières du jouet en Chine. Elles « poussent certaines d’entre elles au suicide. C’est le cas de Nianzhen Hu qui a choisi de mettre fin à ses jours, le 16 mai 2011, suite à un conflit qui l’opposait à la direction de l’usine dans laquelle elle fabriquait des jouets pour Mattel, leader mondial du secteur.

« Lorsque la famille de Nianzhen Hu s’est rendue sur place,  ajoute Peuples Solidaires,  l’autorisation de voir le corps leur a été refusée pour "des raisons de sécurité".   Quelques jours plus tard, le 20 mai 2011, la famille tente de se rendre sur les lieux afin d’y allumer de l’encens et d'honorer la mémoire de la victime. Cette fois-ci, les proches de la défunte sont tabassés par les agents de sécurité de l’usine à tel point qu'ils devront être hospitalisés d’urgence.   »   




Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












Partenaires