Vu, lu, entendu... Travail

31/01/2012

Des garages solidaires




Des garages solidaires
Les initiatives associatives qui cherchent à allier l'objectif de développement durable et la solidarité sociale sont de plus en plus nombreuses sur les territoires. Les entreprises d'insertion sont au cœur de ce mouvement. Elles couvrent un champ très large d'activités. Apparus assez récemment les garages sociaux ou solidaires prennent une place originale. Ils sont particulièrement utiles au moment où la crise fragilise encore davantage les personnes victimes de précarité.

Les garages solidaires remplissent une triple fonction : rallonger en les reconditionnant la vie des véhicules usagés et ainsi lutter contre le gaspillage de matières premières ; rendre ou maintenir des moyens de mobilité à des personnes précarisées qui n'ont pas l'argent pour entretenir leurs véhicules et encore moins en acheter un neuf ; enfin réinsérer et procurer du travail et un revenu aux personnes en grandes difficultés sociales.

Cela offre aussi la possibilité aux automobilistes plus aisés de faire acte de solidarité en donnant leurs véhicules faiblement cotés. Les entreprises et toute organisation propriétaire d'un parc automobile peuvent également contribuer.

Les vidéos ci-dessous illustrent bien ce mouvement.

Un reportage de Télégramme.tv présente le garage solidaire de Carhaix créé en 2007 est un des pionniers.
Le reportage de Format libre (coopérative d'information) présente Solidarauto, à Trélazé, une des plus récente initiatives qui sera suivi de plusieurs autres en Maine et Loire.  


Solidarauto à Trélazé




Le garage social de Carhaix







Le Webdocumentaire





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Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












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