Vu, lu, entendu... Travail

17/12/2012

De stages en contrats aidés, le sous salariat associatif




Appel systématique au bénévolat et au volontariat ; multiplicaton des contrats aidés à temps partiels, en CDD, sous payés, Les associations qui voient leurs financements se réduire comme peau de chagrin tentent de maintenir des moyens d'actions et des compétences souvent au détriment de la qualité des emplois. Les jeunes professionnels de l'animation, du travail social, de l'action culturelle, de l'éducation populaire, avec des niveaux de formation souvent plus élevés que les professionnels en place, voient le temps de professionnalisation s'allonger et se précariser. Clémence, Justine, les jeunes génération 86 que nous avons rencontrés, illustrent bien ce phénomène. Après de longues études, gérant leurs galères ils n'ont pas immédiatement le reflexe de l'action syndicale comme pouvaient avoir leurs ainés en postes qui sont à l'origine des conventions collectives négociées il y a trente ou quarante ans, souvent battues en brèche par les arrangements de crise.

Le Syndicat Asso veut représenter les salariés du secteur associatif cherche à faire bouger les lignes. Le site Youphil a interviewé Frédéric Amiel, un des responsables du syndicat. Un constat significatif : une telle organisation n'est pas née à l'initiatives des grandes organisations syndicales représentatives, signataires des Conventions collectives. Elles ont du mal, semble-t-il, à appréhender le problème.



De stages en contrats aidés, le sous salariat associatif





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Le billet de la semaine

​L'Étranger, toujours

Comme une fatalité. Chaque élection présidentielle apporte sa méprise. Ainsi le jeune Président élu en mai 2017 a aussitôt muté en vieux politicien utilisant les ficelles les plus usées. Revoilà l'immigration. Alors qu'elle n'est pas apparue dans les priorités des Gilets Jaunes et du Grand débat national, le Président pousse le sujet, impose aux députés et sénateurs d'en débattre, empoisonne les esprits en alléguant que le droit d'asile est détourné par des réseaux. L'Étranger pris en otage, toujours. Le président pourrait rappeler les faits. Citer les chiffres réels. Démontrer la capacité d'accueil du pays des Droits de l'homme aujourd'hui parmi les mal classés de l'Union européenne. Souligner que personne ne quitte son pays sans déchirement. Que le migrant arrive exténué, martyrisé en chemin. S'appuyer surtout sur l'esprit d'accueil qui se manifeste dans toute la France. Cela ferait un beau discours politique, qui grandirait le pays  et le candidat à la Présidentielle de 2022 descendu aujourd'hui sur le terrain de l'extrême droite pour en faire son seul challenger.

Michel Rouger

07/10/2019

Nono












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