Vu, lu, entendu... Travail

Cancers ouvriers : un appel à se mobiliser


07/08/2012



Cancers ouvriers : un appel à se mobiliser

En refusant la Légion d'honneur accordée par la ministre du Logement Cécile Duflot,  Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche spécialiste des cancers professionnels, a voulu notamment dénoncer l' « indifférence » qui enveloppe la santé au travail et « l’impunité qui, jusqu’à ce jour, protège les responsables de crimes industriels ». Annie Thébaud-Mony, présidente de l'association Henri Pézerat, qui se consacre au travail, à la santé et l'environnement, réclame les moyens financiers qui s'imposent et un meilleur statut pour les jeunes chercheurs, contraints à la précarité. 

« Nous voulons être pris au sérieux lorsque nous donnons à voir cette dégradation des conditions de travail », souligne la chercheuse, à travers par exemple «l’accumulation des impasses environnementales, en matière d’amiante, de pesticides, de déchets nucléaires et chimiques ». Annie Thébaud-Mony veut ainsi lancer « un appel à la mobilisation citoyenne, mais aussi parlementaire et gouvernementale, pour le respect des droits fondamentaux à la vie, à la santé, à la dignité ».
 

 L'un des ouvrages d'Annie Thébaud-Mony :

« Travailler peut nuire gravement à votre santé », Éditions La Découverte Poche/Essais, 294 pages, 10,20 €

 Deux interviewes parmi d'autres :

 « Cancers professionnels : une réalité sous-estimée »


« Cancers pro : la chape de plomb »







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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Prétendre rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher le pas lent ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

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