Vu, lu, entendu...

06/04/2011

Avec les ouvrières de "We want sex equality"



Avec les ouvrières de "We want sex equality"
Récompensé au festival de Dinard 2010 (meilleur film, meilleur scénario et prix du public), le film du britannique Nigel Cole est un vrai bonheur, savant mélange de sérieux et d’humour, d’énergie et d’émotion, de réalité et d’espoir.

Le film raconte comment les ouvrières de l’usine Ford de Dagenham (Grande-Bretagne) se mettent en grève pour réclamer l’égalité des salaires avec les ouvriers. Aux USA, le géant Ford gronde et se fâche mais rien n’entamera la détermination des 187 machinistes.

Si le sujet est sérieux, cela n’empêche pas de rire et de se prendre un sacré coup d’énergie avec ces femmes simples qui ont ancré au plus profond d’elles-mêmes cette phrase leitmotiv qui parcourt le film « On se bat pour nos salaires parce que c’est juste. » 

Parce qu’elle était juste, cette action a marqué le point de départ des luttes pour la parité salariale. Si on en croit les statistiques, elle n’est toujours pas acquise entièrement dans les pays occidentaux. Quant aux autres pays, elle n’est même pas à l’ordre du jour. 

Le film est comme une piqûre de rappel : ces femmes et leur détermination nous rappellent que le combat n’est pas fini.

Marie-Anne DIVET.





Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

Paravents

La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

Nono












Partenaires