25/06/2014

Un kit pour informer sur les LGBT sans clichés



Un kit pour informer sur les LGBT sans clichés
Après le "Précis à l’usage des journalistes qui veulent écrire sur les noirs, les musulmans, les Asiatiques, les Roms, les homos, la banlieue, les femmes … ", voici le kit téléchargeable à l'intention des journalistes et des médias qui souhaitent "informer sans discriminer", réalisé par l'Association des journalistes lesbiennes, gays, bi-e-s et trans (AJLGBT). 

Ainsi, on ne parle pas d'"aveu" de son homosexualité comme s'il était question d'une faute, on évite les photos délurées et les jeux de mots malheureux. Ce kit évoque aussi le traitement de la question du VIH, puisque ces populations y sont souvent très exposées. En sept chapitres, l'AJLGBT donne des pistes pour esquiver les formules maladroites, éviter la propagation des clichés. Bref, se forger une plume respectueuse des personnes LGBT. Et bannir la hiérarchisation en fonction des orientations sexuelles.

Plus largement, ces documents interrogent les pratiques journalistiques. Dans quelle mesure est-il utile de mentionner l'identité de genre d'une personne interviewée, sa couleur de peau, sa religion, ses origines sociales ? 

Enfin, à quand un guide en direction des journalistes qui veulent parler des personnes handicapées sans stéréotypes ? Et la collection reste à enrichir…  











Le billet de la semaine

​Bolloré en Indochine


Frappé en ce moment par la fuite de journalistes craignant de subir à leur tour, avec l’intrusion du Groupe Bolloré, la dérive droitière de Cnews, le journal L’Express va pouvoir au moins, dans un premier temps, conter les belles histoires du dit Groupe. La dernière se passe au Cambodge. Par amour du caoutchouc, le groupe  français accapare en 2008 des terres ancestrales de l’ethnie Bunong et y plante des hévéas. En 2015, des paysans se rebellent. Suivent divers épisodes. Le dernier a eu lieu le 2 juillet devant le tribunal de Nanterre et a été marqué par une belle victoire du droit français : celui de Bolloré contre les paysans cambodgiens incapables, ces indigènes, de fournir des droits de propriétés en bonne et due forme. Pour prix de leur toupet, ils devront payer en outre une indemnité de procédure au planteur français. L’avocat des Bunongs a aussitôt fait appel. Suspense. Le prochain épisode de Bolloré en Indochine sera à suivre, dans L’Express bien sûr. 

Michel Rouger
20210708_bollore_en_indochine.mp3 20210708 Bolloré en Indochine.mp3  (1.17 Mo)


08/07/2021

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