Vu, lu, entendu...

Un kit pour informer sur les LGBT sans clichés


25/06/2014



Un kit pour informer sur les LGBT sans clichés
Après le "Précis à l’usage des journalistes qui veulent écrire sur les noirs, les musulmans, les Asiatiques, les Roms, les homos, la banlieue, les femmes … ", voici le kit téléchargeable à l'intention des journalistes et des médias qui souhaitent "informer sans discriminer", réalisé par l'Association des journalistes lesbiennes, gays, bi-e-s et trans (AJLGBT). 

Ainsi, on ne parle pas d'"aveu" de son homosexualité comme s'il était question d'une faute, on évite les photos délurées et les jeux de mots malheureux. Ce kit évoque aussi le traitement de la question du VIH, puisque ces populations y sont souvent très exposées. En sept chapitres, l'AJLGBT donne des pistes pour esquiver les formules maladroites, éviter la propagation des clichés. Bref, se forger une plume respectueuse des personnes LGBT. Et bannir la hiérarchisation en fonction des orientations sexuelles.

Plus largement, ces documents interrogent les pratiques journalistiques. Dans quelle mesure est-il utile de mentionner l'identité de genre d'une personne interviewée, sa couleur de peau, sa religion, ses origines sociales ? 

Enfin, à quand un guide en direction des journalistes qui veulent parler des personnes handicapées sans stéréotypes ? Et la collection reste à enrichir…  









Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​2018, la révolte

2018 s'achève et il en restera surtout, non pas la victoire de footballeurs millionnaires, mais la révolte des invisibles qui, soudain, n'ont plus supporté de courber l'échine devant les inégalités brutales économiques et sociales imposée par le pouvoir absolu de l'argent. Il y a cinquante ans, la révolte ouvrière et étudiante contre une société archaïque inaugurait quinze années de transformations profondes, notamment la libération des femmes. Après les “évènements de 68”, les “évènements de 2018” ? La révolte des Gilets Jaunes, largement soutenue par l'opinion, peut-elle annoncer un nouveau moment historique où la réduction des inégalités et la défense de la planète, devenues clairement indispensables et indissociables, seraient devenues priorités politiques ? C'est possible mais il faudra cette fois dominer les démons qui se sont réveillés, ceux de la droite extrême qui rêve, dans tout l'Occident en crise, de ramasser la mise...

Michel Rouger

13/12/2018

Nono