Vu, lu, entendu...

25/06/2014

Un kit pour informer sur les LGBT sans clichés



Un kit pour informer sur les LGBT sans clichés
Après le "Précis à l’usage des journalistes qui veulent écrire sur les noirs, les musulmans, les Asiatiques, les Roms, les homos, la banlieue, les femmes … ", voici le kit téléchargeable à l'intention des journalistes et des médias qui souhaitent "informer sans discriminer", réalisé par l'Association des journalistes lesbiennes, gays, bi-e-s et trans (AJLGBT). 

Ainsi, on ne parle pas d'"aveu" de son homosexualité comme s'il était question d'une faute, on évite les photos délurées et les jeux de mots malheureux. Ce kit évoque aussi le traitement de la question du VIH, puisque ces populations y sont souvent très exposées. En sept chapitres, l'AJLGBT donne des pistes pour esquiver les formules maladroites, éviter la propagation des clichés. Bref, se forger une plume respectueuse des personnes LGBT. Et bannir la hiérarchisation en fonction des orientations sexuelles.

Plus largement, ces documents interrogent les pratiques journalistiques. Dans quelle mesure est-il utile de mentionner l'identité de genre d'une personne interviewée, sa couleur de peau, sa religion, ses origines sociales ? 

Enfin, à quand un guide en direction des journalistes qui veulent parler des personnes handicapées sans stéréotypes ? Et la collection reste à enrichir…  








Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

Paravents

La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

Nono












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