Vu, lu, entendu...

25/06/2014

Un kit pour informer sur les LGBT sans clichés



Un kit pour informer sur les LGBT sans clichés
Après le "Précis à l’usage des journalistes qui veulent écrire sur les noirs, les musulmans, les Asiatiques, les Roms, les homos, la banlieue, les femmes … ", voici le kit téléchargeable à l'intention des journalistes et des médias qui souhaitent "informer sans discriminer", réalisé par l'Association des journalistes lesbiennes, gays, bi-e-s et trans (AJLGBT). 

Ainsi, on ne parle pas d'"aveu" de son homosexualité comme s'il était question d'une faute, on évite les photos délurées et les jeux de mots malheureux. Ce kit évoque aussi le traitement de la question du VIH, puisque ces populations y sont souvent très exposées. En sept chapitres, l'AJLGBT donne des pistes pour esquiver les formules maladroites, éviter la propagation des clichés. Bref, se forger une plume respectueuse des personnes LGBT. Et bannir la hiérarchisation en fonction des orientations sexuelles.

Plus largement, ces documents interrogent les pratiques journalistiques. Dans quelle mesure est-il utile de mentionner l'identité de genre d'une personne interviewée, sa couleur de peau, sa religion, ses origines sociales ? 

Enfin, à quand un guide en direction des journalistes qui veulent parler des personnes handicapées sans stéréotypes ? Et la collection reste à enrichir…  








Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












Partenaires