Vu, lu, entendu...

10/10/2013

La xénophobie est un business



La xénophobie est un business

Sur le site La vie des idées, Pierre Ollivier WEISS propose une note de lecture de l'ouvrage de Claire RODIER  "Xenophobie business".

Je trouve particulièrement intéressant cette analyse des migrations à destination de l'Europe. Et évidemment, encore plus à la lumière du dernier drame - tellement "banal"- de Lampedusa.  Il faut se reporter trente ans en arrière et se rappeler comment, à l'époque, les pays occidentaux, France en tête avec déjà Bernard Kouchner en figure de proue, envoyaient des navires en mer de Chine pour sauver du naufrage et de la mort ceux qu'on appelaient alors les "boat people".

Autre temps, autre moeurs, si l'on peut dire. Les boat people d'aujourd'hui - des vies humaines pourtant, comme ceux d'hier - n'ont plus la cote. On les laisse dériver en mer, certains navires européens ignorent même leurs appels au secours quand ils les croisent au large, d'autres se contentent de leur lancer un peu d'essence ou de vivres en guise de B.A. Et, pour justifier des attitudes injustifiables, nos gouvernements nous parlent de "mafias, de réseaux organisés" que l'on encouragerait en venant au secours de ces humains en perdition...

 

Comme si, à l'époque des "boat people" estampillés, les "mafias et les réseaux organisés" ne prenaient pas leur part -leur dîme?- dans cet exode, tout comme  aujourd'hui. Mais dans ces années-là, ce n'étais pas ça le plus important. Ce qui comptait d'abord, c'était de sauver des vies en danger.

Clarisse Lucas










Le billet de la semaine

​Essentiel


Les commerces "non essentiels" vont rouvrir samedi, c'est l'essentiel. Qui donc d'ailleurs, dont le boulot est sûrement essentiel, a bien pu estimer que vendre un livre est moins essentiel que de vendre un whisky ? La question est d'autant plus grave qu'essentiel renvoie à essence et sans essence on n'avance plus, c'est la panne. L'essence humaine on veut dire, la conscience d'être. En quelque sorte, je vends donc je suis, quand je ne vends plus, je ne suis plus. Ou j'achète donc je suis. Ou... Etc. Toute cette histoire d'urgence sanitaire nous emmène décidément dans des questions vraiment essentielles. Par exemple, peut-on "être" sans être libre ? Non ? Alors il faut descendre dans la rue contre la nouvelle loi qui réduit un peu plus les libertés. Et résister au Black Friday. Comme au virus qui entrave aussi nos libertés, tue même parfois. Que de dilemmes en cette fin 2020 ! Voilà qui ferait une belle discussion, dans une franche amitié, autour d'un demi. Mais le bar reste fermé. Pas essentiel, qu'ils disent.

Michel Rouger
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26/11/2020

Nono



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