Vu, lu, entendu...

19/11/2015

"Violences du silence", huit femmes handicapées témoignent



Le film « Violences du silence » réalisé par Catherine Cabrol pour l'association " Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir, Femmes handicapées, citoyennes avant tout " ( FDFA ) veut " briser le silence des cris retenus, étouffés, des paroles muselées. Nous devons dénoncer l’indifférence des non-dits, refuser l’invisibilité des femmes handicapées "  comme l'écrit sa présidente Maudy Piot.

Huit histoires à vous glacer le sang

En une vingtaine de minutes, ce sont des situations réelles qui sont évoquées, sans aucun voyeurisme. Les images sont neutres et mettent d'autant plus l'accent sur les mots qui disent la souffrance de ces femmes dont le handicap déclenche la perversité de certains  hommes. 

Violence dans l'intimité de la famille : le mari de Cécile qui pousse le fauteuil dans la rue en pente, la fille d'Olivia qui lui lance " Vivement que tu crèves ! " ou Solange, née sans bras ni jambes, brutalisée et violée par son conjoint.

Violence aussi du quotidien de la rue : Elsa, 40 ans, atteinte de nanisme, raconte comment un jour, sur un quai de métro, un homme l'a soulevée et jetée en l'air. Personne n'a réagi. 

Un numéro à diffuser largement

Les témoignages du film sont tirés directement des histoires, confiées de façon anonyme, à une plateforme téléphonique  dédiée aux femmes handicapées victimes de violence. Selon l'association, cela concerne quatre femmes handicapées sur cinq.

Afin de briser le silence et encourager les victimes à témoigner, un moyen simple, propose la FDFA  : diffuser le numéro d’appel 01 40 47 06 06  ( lundis de 14h30 à 17h30 et jeudis de 10 à 13h ) partout, aussi bien dans le cercle des relations amicales que les institutions (hôpitaux, dispensaires, maternités, maison de retraite, associations, ESAT, universités, dispensaires etc…).






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Le billet de la semaine

Paravents

La bêtise d’un médiocre candidat à la mairie de Paris, piégé comme un adolescent par les réseaux sociaux, a occulté tous les malheurs du monde pendant quelques jours. Les écrans font écran plus que jamais à l’essentiel suivant les mœurs américaines où les frasques sexuelles d’un président fait davantage scandale que la plus horrible des guerres. Pour autant, jusqu'où va le droit à la vie privée ? Faut-il laisser nos modernes barons et baronnes en juger eux-mêmes en n’ouvrant leurs paravents pudiques que pour poser avec conjoint et enfants sur Paris Match ? Regretter le temps où un Président pouvait entretenir maîtresse et enfant des années durant aux frais de la République ? La transparence sur la vie privée a aussi du bon et il est heureux qu’elle progresse. Qu’elle envoie lundi devant la Justice un leader politique et son épouse qui, derrière le même paravent, faisaient de l’argent public une rente juteuse.

Michel Rouger 

20/02/2020

Nono












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