Vu, lu, entendu...

26/03/2015

Contre l’homophobie, l’union fait la force !




Contre l’homophobie, l’union fait la force !
Une nouvelle victoire citoyenne !

Après avoir été insultée par un employé de Thalys parce qu’elle embrassait sa petite amie, sur un quai de la gare du nord à Paris, Mirjam s’est plainte sur le site de l’entreprise. Notons que cette dernière avait défilé contre l’homophobie et installé d’immenses publicités gay-friendly dans le métro parisien. Mirjam pensait donc que Thalys allait prendre sa plainte au sérieux. Mais ce ne fut pas le cas. 

Mirjam a alors contacté le site de pétitions All Out pour raconter son histoire et, en deux jours seulement, 60 000 personnes ont signé pour demander à Thalys de défendre l’égalité des droits. All Out a ainsi pu, rapidement, obtenir la réponse suivante : l’entreprise ferroviaire a condamné l’homophobie et a déclaré qu’elle enquêtait sur l’affaire. Puis, le lendemain, elle a accepté de rénover les formations de ses équipes en utilisant l’incident homophobe dont Mirjam a été victime, afin qu’aucun client ne soit plus traité d’une façon si honteuse.

Cet évènement a généré une grande tempête médiatique puisque des journaux de France et d’Europe ont publié des reportages sur cette mobilisation massive : en France, Libération, Le Parisien, L'Express, FranceTVinfo ou encore Le Point en ont parlé. Dans le reste de l'Europe, il a été évoqué en Angleterre dans le Guardian, en Belgique dans le Soir et, en Allemagne, dans Spiegel.
 





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Le billet de la semaine

​Heureux

En congé et payé ! songeait-il sous son parasol. 100 % payé à flemmasser, musarder avec ma p'tite femme, jouer avec mes p'tiots, faire une p'tite balade, glandouiller en lichaillant un p'tit jaune ou un p'tit blanc. Mon droit au repos. Mon droit à la paresse : comme un bourgeois ! C'est sûrement une anomalie, une aberration, une provocation pour tous ces puissants qui veulent nous précariser, ubériser, assujettir en auto-entrepreneurs douze mois sur douze. Mais jamais ils ne pourront nous enlever notre grande conquête, celle de nos syndicats et de la gauche qu'ils méprisent du haut de leur prétendue modernité. Jamais ils ne pourront, sourit-il, heureux, à l'oiseau qui le regardait. 

Michel Rouger

04/07/2019

Nono