Vu, lu, entendu... Travail

14/02/2013

À revoir, le documentaire : la mise à mort du travail




À revoir, le documentaire : la mise à mort du travail
Alors que les licenciements et fermetures d'usines  frappent lourdement l'industrie française, et même tous les secteurs, le documentaire-choc qui avait fait évènement en 2009 sur France 3 garde sa tragique actualité. 
 
La Mise à mort du travail, dont la qualité a été reconnue par un prix Albert Londres, se présente comme un triptyque : La destruction, La dépossession, L'aliénation. Il est le fruit de trois ans de travail. L'une des grandes réussites du réalisateur, Jean-Robert Viallet (dont on peut lire ici l'interview ) et de la journaliste Alice Odiot, a été de convaincre une dizaine de sociétés d'ouvrir leurs portes, notamment l'entreprise Fenwick.
 
Dans un monde où l’économie n’est plus au service de l’homme mais l’homme au service de l’économie, on saisit combien les objectifs de productivité et les méthodes de management poussent les salariés jusqu’au bout de leurs limites.
 
 
La destruction


La dépossession


L'aliénation






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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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