Vu, lu, entendu... Travail

À revoir, le documentaire : la mise à mort du travail


14/02/2013



À revoir, le documentaire : la mise à mort du travail
Alors que les licenciements et fermetures d'usines  frappent lourdement l'industrie française, et même tous les secteurs, le documentaire-choc qui avait fait évènement en 2009 sur France 3 garde sa tragique actualité. 
 
La Mise à mort du travail, dont la qualité a été reconnue par un prix Albert Londres, se présente comme un triptyque : La destruction, La dépossession, L'aliénation. Il est le fruit de trois ans de travail. L'une des grandes réussites du réalisateur, Jean-Robert Viallet (dont on peut lire ici l'interview ) et de la journaliste Alice Odiot, a été de convaincre une dizaine de sociétés d'ouvrir leurs portes, notamment l'entreprise Fenwick.
 
Dans un monde où l’économie n’est plus au service de l’homme mais l’homme au service de l’économie, on saisit combien les objectifs de productivité et les méthodes de management poussent les salariés jusqu’au bout de leurs limites.
 
 
La destruction


La dépossession


L'aliénation







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Le billet de la semaine

​Hécatombes

La pollution auxiliaire numéro 1 de la mort. Près de neuf millions de victimes par an, selon une étude publiée mardi, dont 800 000 en Europe et 67 000 en France. Qu'ont bien pu faire ces dernières décennies les géants de la pétro-agro-bio-chimie et de l'automobile pour réduire cette pollution, cette hécatombe ? Rien. Ils continuent de cracher leurs particules à la même cadence qu'ils abreuvent de dividendes leurs actionnaires  et font bosser leurs salariés dont les cancers et les burn-out s'ajoutent à leur bilan. Les catastrophes liées au dérèglement climatique - qui, dès maintenant, tuent, blessent et déplacent des millions de personnes – ne les émeuvent pas davantage. Pas plus que Boeing n'a été ému par les 189 morts d'un premier crash de 737 Max en octobre. Il a fallu 157 nouvelles victimes dimanche, à Addis Abeba, pour que la firme soit acculée et que son action dévisse : au siècle du tout capitalisme, les chiffres de ses victimes devraient voisiner aux infos avec les cours du Dow Jones ou du CAC 40. 

Michel Rouger

14/03/2019

Nono