Vu, lu, entendu... Travail

À revoir, le documentaire : la mise à mort du travail


14/02/2013



À revoir, le documentaire : la mise à mort du travail
Alors que les licenciements et fermetures d'usines  frappent lourdement l'industrie française, et même tous les secteurs, le documentaire-choc qui avait fait évènement en 2009 sur France 3 garde sa tragique actualité. 
 
La Mise à mort du travail, dont la qualité a été reconnue par un prix Albert Londres, se présente comme un triptyque : La destruction, La dépossession, L'aliénation. Il est le fruit de trois ans de travail. L'une des grandes réussites du réalisateur, Jean-Robert Viallet (dont on peut lire ici l'interview ) et de la journaliste Alice Odiot, a été de convaincre une dizaine de sociétés d'ouvrir leurs portes, notamment l'entreprise Fenwick.
 
Dans un monde où l’économie n’est plus au service de l’homme mais l’homme au service de l’économie, on saisit combien les objectifs de productivité et les méthodes de management poussent les salariés jusqu’au bout de leurs limites.
 
 
La destruction


La dépossession


L'aliénation






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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Prétendre rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher le pas lent ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

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