Vu, lu, entendu... Maghreb

23/07/2015

​Le drame des tailleurs de pierre algériens



L’ONG Peuples Solidaires attire aujourd’hui l’attention sur un drame social méconnu comme il y en a tant : celui des tailleurs de pierre de T’Kout en Algérie. Et elle appelle à participer à une pétition auprès du gouvernement algérien. 

À T'Kout, 11 000 habitants dans le massif des Aurès, le travail de la pierre de grès est une spécialité. Auparavant, les ouvriers travaillaient avec un marteau et un burin. Aujourd’hui, ils utilisent des scies chinoises sans masque ni protection et sont victimes d’une maladie bien connue : la silicose. Contre les poussières de silice qui pénètrent dans les poumons, ils se protègent au mieux par du coton dans le nez et des masques antigrippaux trop fins et inadaptés. 

« Depuis 2001, poursuit Peuples Solidaires, 120 ouvriers ont succombé, 360 sont au stade avancé de la maladie et 15 autres sont sous assistance respiratoire continue. Une fois malades, les ouvriers ne perçoivent plus que 3 000 dinars d’aide de la municipalité par mois, soit à peine 30 euros. L’équivalent de ce qu’ils gagnaient en deux jours en taillant la pierre. »





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Le billet de la semaine

​Fou du Puy

En cet an de grâce 2020, le Président de la République Française a donc offert au vicomte vendéen Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon le privilège d’ouvrir la saison culturelle estivale avec ses troupes médiévales et archaïques en lieu et place des poètes, musiciens, comédiens et autres saltimbanques d’aujourd’hui empêchés. De tout le pays fusent les protestations, bruissent les questions. Pourquoi le vicomte ? Pourquoi cet affront au grand voisin vendéen, le radical Clemenceau, dont le chef de la "guerre" anti-virus dit pourtant aussi s’inspirer ? Le Président communiquant joue avec tous, son Premier ministre, ses députés, ses opposants mais surtout, il est fou du Puy du Fou. Le jeune bourgeois picard adoubé à Paris par un président socialiste mais déplorant l’absence de la "figure du roi ", avait lancé en 2016, visitant le vicomte : "Je ne suis pas socialiste", "je suis Puyfolais". Plus que de Clemenceau, Puyfolais 1er va donc peut-être s’inspirer de Cathelineau ou Charette pour rassembler ses troupes de Marcheurs aujourd’hui quelque peu en désordre.

Michel Rouger

28/05/2020

Nono












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