21/09/2011

« Laïcité Inch Allah », le documentaire qui rend furieux les islamistes



Eté 2010. Nadia El Fani, 51 ans, réalisatrice tunisienne en exil, filme son pays pendant le mois du ramadan. Elle nous fait découvrir ce qui se passe derrière les vitrines du jeûne. La révolution de jasmin arrive. La laïcité s’installe au cœur des débats. Le film de Nadia El Fani qui prône la tolérance et la séparation de l’Etat et la religion, « porte ce combat », dit-elle : « C’est un plaidoyer pour la liberté, pour le partage, pour l’échange…. » et aussi « pour l’ouverture aux autres, aux autres peuples, aux autres religions. »

Lors de la présentation du film au cours d’un festival en Tunisie en avril, dans une interview accordée à une chaîne de télévision, elle revendique son athéisme et déclenche l’ire des milieux fondamentalistes qui appellent à la couvrir de « dix millions de crachats ».

Le film a obtenu en France le prix international de la laïcité.  Le jury « a souhaité adresser un message de solidarité au peuple tunisien et à travers lui, à tous les peuples arabes qui aspirent à la démocratie, à la liberté de conscience, à l’égalité des droits, en particulier entre les hommes et les femmes et à la justice sociale. »
 
Sur les écrans à partir du 21 septembre








Le billet de la semaine

​Bolloré en Indochine


Frappé en ce moment par la fuite de journalistes craignant de subir à leur tour, avec l’intrusion du Groupe Bolloré, la dérive droitière de Cnews, le journal L’Express va pouvoir au moins, dans un premier temps, conter les belles histoires du dit Groupe. La dernière se passe au Cambodge. Par amour du caoutchouc, le groupe  français accapare en 2008 des terres ancestrales de l’ethnie Bunong et y plante des hévéas. En 2015, des paysans se rebellent. Suivent divers épisodes. Le dernier a eu lieu le 2 juillet devant le tribunal de Nanterre et a été marqué par une belle victoire du droit français : celui de Bolloré contre les paysans cambodgiens incapables, ces indigènes, de fournir des droits de propriétés en bonne et due forme. Pour prix de leur toupet, ils devront payer en outre une indemnité de procédure au planteur français. L’avocat des Bunongs a aussitôt fait appel. Suspense. Le prochain épisode de Bolloré en Indochine sera à suivre, dans L’Express bien sûr. 

Michel Rouger
20210708_bollore_en_indochine.mp3 20210708 Bolloré en Indochine.mp3  (1.17 Mo)


08/07/2021

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