Vu, lu, entendu... Maghreb

« Laïcité Inch Allah », le documentaire qui rend furieux les islamistes


21/09/2011



Eté 2010. Nadia El Fani, 51 ans, réalisatrice tunisienne en exil, filme son pays pendant le mois du ramadan. Elle nous fait découvrir ce qui se passe derrière les vitrines du jeûne. La révolution de jasmin arrive. La laïcité s’installe au cœur des débats. Le film de Nadia El Fani qui prône la tolérance et la séparation de l’Etat et la religion, « porte ce combat », dit-elle : « C’est un plaidoyer pour la liberté, pour le partage, pour l’échange…. » et aussi « pour l’ouverture aux autres, aux autres peuples, aux autres religions. »

Lors de la présentation du film au cours d’un festival en Tunisie en avril, dans une interview accordée à une chaîne de télévision, elle revendique son athéisme et déclenche l’ire des milieux fondamentalistes qui appellent à la couvrir de « dix millions de crachats ».

Le film a obtenu en France le prix international de la laïcité.  Le jury « a souhaité adresser un message de solidarité au peuple tunisien et à travers lui, à tous les peuples arabes qui aspirent à la démocratie, à la liberté de conscience, à l’égalité des droits, en particulier entre les hommes et les femmes et à la justice sociale. »
 
Sur les écrans à partir du 21 septembre





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Le billet de la semaine

​A la noix

Le camembert vegan à base de noix de cajou débarque sur nos tables, annonce mon journal. Dit comme ça, à la louche, ce camembert est plus que louche. Une faute. De goût. Pire : contre l'esprit. Ce n'est pas une nouvelle mode, comme la poule qui passera bientôt au salon plutôt qu'à la casserole. C'est une tendance lourde. La tendance du faux. Le business de l'agro-chimie s'avance masqué. Il fait croire qu'une pâte de produit exotique HEC (à haute empreinte carbone) est meilleure pour la planète  qu'un fromage AOC en circuit court. Il fabricote, en touillant des molécules, du faux steak saignant, des faux œufs, des fausses langoustines. Et pirate, en transformant les cerveaux en pâte molle, notre patrimoine culturel immatériel. Le pays aux 1 200 fromages doit résister. Continuer à têter sereinement le lait bio de notre vache à la mamelle généreuse qui broute et rumine paisiblement sur nos vertes prairies. La vache, le plus vegan de nos amis les animaux. 

Michel Rouger

08/02/2018

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