Vu, lu, entendu... Maghreb

« Laïcité Inch Allah », le documentaire qui rend furieux les islamistes


21/09/2011



Eté 2010. Nadia El Fani, 51 ans, réalisatrice tunisienne en exil, filme son pays pendant le mois du ramadan. Elle nous fait découvrir ce qui se passe derrière les vitrines du jeûne. La révolution de jasmin arrive. La laïcité s’installe au cœur des débats. Le film de Nadia El Fani qui prône la tolérance et la séparation de l’Etat et la religion, « porte ce combat », dit-elle : « C’est un plaidoyer pour la liberté, pour le partage, pour l’échange…. » et aussi « pour l’ouverture aux autres, aux autres peuples, aux autres religions. »

Lors de la présentation du film au cours d’un festival en Tunisie en avril, dans une interview accordée à une chaîne de télévision, elle revendique son athéisme et déclenche l’ire des milieux fondamentalistes qui appellent à la couvrir de « dix millions de crachats ».

Le film a obtenu en France le prix international de la laïcité.  Le jury « a souhaité adresser un message de solidarité au peuple tunisien et à travers lui, à tous les peuples arabes qui aspirent à la démocratie, à la liberté de conscience, à l’égalité des droits, en particulier entre les hommes et les femmes et à la justice sociale. »
 
Sur les écrans à partir du 21 septembre





Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 14 Novembre 2014 - 08:44 Le film « Retour en Algérie » poursuit sa route



Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Les routes du rhum

Dimanche, 2 h du matin. Dans quelques heures, l'épreuve mythique sera lancée. Sur un trottoir gît une bouteille vide : la marée humaine n'a pas provoqué que des goulots d'étranglement... Guadeloupe et Martinique bord à bord, la course du rhum anime depuis des jours la cité corsaire. Le rhum coule, irrigue, arrange le sang du conducteur : tiens bon la barre et tiens bon l'volant, hisse et ho ! Bientôt, oscilleront à leur tour quelques pitres à Pointe-à-Pitre. Les rhumiers co-fondateurs de la Route du Rhum il y a 40 ans ont bien maîtrisé les vents contraires de la loi Évin limitant la publicité sur les alcools. Mais du fond d'un verre monte parfois une illumination. "Anglais, nous lancerons une course Saint-Malo – Afrique – Antilles en souvenir de nos grands voiliers négriers qui ont transporté à fond de cale des milliers d'esclaves vers les champs de canne à sucre ! La Route du Rhum Triangulaire".

Michel Rouger

08/11/2018

Nono