14/10/2014

Un site contre le sexisme



Un site contre le sexisme
Le site Macholand a été lancé mardi 14 octobre 2014 à 14h par trois militants Caroline de Haas., l'une des fondatrices d'Osez le féminisme.
 
Drôle et efficace, ce site propose, à chaque personne qui le souhaite, de réagir d'un clic au sexisme  en épinglant pubs, images et propos sexistes vus ou entendus à la télé, dans les journaux, à l’Assemblée nationale, etc. 
 
Ainsi, tout le monde peut dénoncer le sexisme, encore trop souvent présent, en signalant ce qu'il/elle a vu ou entendu et/ou en envoyant un message à ceux qui diffusent des propos machistes. 
 
Il est possible, par exemple, d’envoyer un mail aux 142 députés qui ont soutenu Julien Aubert quand il a insisté pour appeler Sandrine Mazetier « madame le président», alors qu'elle présidait les débats dans l'hémicycle, pour leur préciser qu'aujourd'hui en France on dit madame la présidente. 
 
On peut aussi écrire à la marque de lessive Ariel pour lui signifier qu'au XXIe siècle les papas peuvent et savent aussi faire des lessives, ce qu’a priori Ariel n'a pas encore compris si l’on en croit le site de l'entreprise qui considère que la « lessive en famille » concerne seulement les mamans et leurs enfants et adolescents…

Pour en savoir plus : http://macholand.fr
 









Le billet de la semaine

Fou


C’est fou de voir dans quels égarements conduit la récupération politique du malheur, de l’émotion collective d’un fait divers. Présidents de la République en tête. Courant après Le Pen père et fille, Nicolas Sarkozy s’en était fait une spécialité. Emmanuel Macron vient de sauter dans sa foulée. Le 14 avril, dans l’affaire Halimi,  la Justice a conclu à l’irresponsabilité pénale du meurtrier pris d’une "bouffée délirante" liée au cannabis : aussi sec, le Président de la République a demandé un "changement de la loi au plus vite". A problème de société complexe, réponse réflexe, irrationnelle. On peut se shooter volontairement pour commettre un acte programmé mais dans la plupart des cas l’usage des stupéfiants est lié à d’autres troubles ou à des conditions de vie difficiles voire dramatiques où la responsabilité des gouvernants dépasse celle des individus. Quand on sait que le nombre des malades psychiques en prison est déjà l’un des grands scandales français, ces récupérations électoralistes tiennent quelque part du délire. 

Michel Rouger
20210422_fou.mp3 20210422 Fou.mp3  (1.14 Mo)


22/04/2021

Nono



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