Vu, lu, entendu... Justice / Inégalités

Héritage : des inégalités profondes


02/10/2013



Héritage : des inégalités profondes
Heureusement, il y a les parents derrière ! La phrase est communément admise dans la société d'aujourd'hui. Une sorte d'acceptation d'une des plus profondes inégalités : celle des revenus acquis sans aucun mérite pour les uns, celle de rester pauvre ou en tout cas très peu fortuné pour la majorité. Un tiers des héritages reçus sont inférieurs 8 000 euros, souligne l'Observatoire des inégalités, et 85 % en deçà de 100 000 euros. Et la fiscalité, loin d'atténuer les inégalités, l'aggrave. 





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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono