Vu, lu, entendu... Justice / Inégalités

21/11/2013

Les riches, la société... et nous




Les riches, la société... et nous
Gilles Raveaud, sur son blog publié par Alternatives économiques, fait état d'intéressants travaux sur le comportement des riches publiés par des chercheurs en psychologie de l'université de Berkeley, en Californie.

Constat principal : « Les grands ne font pas attention aux petits » ou, plus exactement, « les personnes à statut social élevé font preuve de moins d'empathie que la moyenne, par exemple lorsqu'une personne leur raconte un épisode difficile de leur vie. » Chacun le pressentait mais un constat fondé sur des recherches sérieuses a plus de valeur que des intuitions...

Lire l'article sur Alternatives économique de ce mois-ci.



À RELIRE OU REVOIR :

La « sécession » des riches : « un enjeu de société, de civilisation »

On peut aller plus loin sur ce sujet avec Thierry Pech, directeur de la rédaction d'Alternatives Économiques, auteur en 2011 du livre « Le temps des riches, anatomie d'une sécession » (Le Seuil, 180 pages, 15 €). Dans cette interview réalisée à l'occasion de la sortie de son ouvrage, il tente une définition des "riches" et explique de façon simple et passionnante le processus qui a amené à leur sécession, en France et ailleurs, avec la complicité de tous. Même les " non-riches", nous tous, pouvons nous interroger sur notre comportement. Histoire de mieux appréhender ce qui est « un enjeu de société, de civilisation. »







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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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