Vu, lu, entendu... Solidarité Nord-Sud

26/12/2012

Sucre bio et équitable : Manduvira construit une usine




Sucre bio et équitable : Manduvira construit une usine
Lancée en 1975 par une quarantaine de petits producteurs de sucre, la coopérative Manduvira, au Paraguay, compte aujourd'hui quelque mille membres et est en train de construire une usine qui va lui permettre de tripler sa production avec une capacité pouvant atteindre 3000 tonnes de sucre de canne par jour. Du sucre 100 % bio vendu par les réseaux du commerce équitable. 
 
L'usine coûte quelque 15 millions de dollars (un peu plus de 11 millions d'euros) dont les deux-tiers sont financés par des organisations comme Oikocredit, organisme de micro-crédit, qui a conçu le montage. La coopérative apporte elle-même les 5 millions de dollars restants. Cette usine, qui sera la première raffinerie de sucre "bio et équitable", doit ouvrir à l'été 2013. Une soixantaine de salariés vont y être embauchés.

Voir l'article de la revue Réforme  ou écouter cet entretien sur Radio Ethic
 





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​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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