Vu, lu, entendu... Solidarité Nord-Sud

16/11/2012

Les espoirs détruits d'Oumou, maire près de Tombouctou




Devenir maire quand on est femme dans la région de Tombouctou, au Mali, n'est pas un mince exploit. Oumou Sall Seck l'a réussi en juin 2004 dans sa commune de Goundam (15 000 habitants). Une équipe d’ARTE l’avait rencontré là-bas en 2005. Dans ce reportage vidéo, elle témoigne de ses projets, alors, en matière d'éducation, de santé, de développement, de ses espoirs de voir sa commune devenir « un exemple, un joyau  », dit-elle.

Depuis, elle a été réélue en 2009. Mais au printemps dernier, la région est tombée entre les mains des Islamistes. Oumou Sall Seck a dû fuir à Bamako, la capitale. Une partie de ses réalisations ont été détruites. Elle espère aujourd'hui que les forces africaines vont parvenir à chasser les islamistes de Goundam pour qu'elle puisse reconstruire et repartir de l'avant.
 
 
 




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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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