Vu, lu, entendu... Solidarité Nord-Sud

Pour comprendre les enjeux mondiaux de l’humanitaire


12/04/2012



 IRIN, la revue web des Nations Unies, rend compte sur son site des travaux de la Conférence internationale sur l’aide humanitaire et le développement (DIHAD) qui s’est tenue du 1er au 3 avril à Dubaï. L’occasion de s’accorder sur les grands enjeux de l’action humanitaire et d’identifier les défis pour les opérateurs et bailleurs de fonds.
 
Au plan des enjeux la conférences met en lumière les effets cumulatifs de l’accélération du changement climatique, de la poussée de jeunesse - qualifiée par une intervenante de tsunami démographique -, du chômage et, conséquences directes des deux précédents, des migrations.
 
Face à des facteurs aussi structurels les participants à la conférence s’accordent sur un impératif stratégique : sortir de la gestion de crise. Cela implique notamment de planifier l’avenir, de développer une approche plus préventive et participative.
 
Jamais constatent les experts il n’y a eu autant d’ONG, alors qu’évolue le profil des bailleurs de fonds. Et ils alertent sur le risque croissant d’instrumentalisation politique de l’aide humanitaire.
 
Dans ce contexte les acteurs de l’humanitaire doivent accroitre leur professionnalisme et faire preuve d’innovations.
 
Pour plus de détail lire l'article d'IRIN
Les moins de 24 ans représentent 40 % de la population mondiale
Les moins de 24 ans représentent 40 % de la population mondiale






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Le billet de la semaine

​Hécatombes

La pollution auxiliaire numéro 1 de la mort. Près de neuf millions de victimes par an, selon une étude publiée mardi, dont 800 000 en Europe et 67 000 en France. Qu'ont bien pu faire ces dernières décennies les géants de la pétro-agro-bio-chimie et de l'automobile pour réduire cette pollution, cette hécatombe ? Rien. Ils continuent de cracher leurs particules à la même cadence qu'ils abreuvent de dividendes leurs actionnaires  et font bosser leurs salariés dont les cancers et les burn-out s'ajoutent à leur bilan. Les catastrophes liées au dérèglement climatique - qui, dès maintenant, tuent, blessent et déplacent des millions de personnes – ne les émeuvent pas davantage. Pas plus que Boeing n'a été ému par les 189 morts d'un premier crash de 737 Max en octobre. Il a fallu 157 nouvelles victimes dimanche, à Addis Abeba, pour que la firme soit acculée et que son action dévisse : au siècle du tout capitalisme, les chiffres de ses victimes devraient voisiner aux infos avec les cours du Dow Jones ou du CAC 40. 

Michel Rouger

14/03/2019

Nono