Vu, lu, entendu... Solidarité Nord-Sud

23/04/2015

Des paysans du Sud en lutte contre Bolloré




Des paysans du Sud en lutte contre Bolloré
Ces dernières années, quelque 6 000 paysans camerounais ont vu leurs forêts détruites et 40 000 ha de leurs terres appropriées par la Socapalm, que contrôle la Socfin dont l'actionnaire principal est le groupe Bolloré. Jeudi 23 avril, une plantation a été occupée, des actions vont suivre au Cambodge, au Liberia, en Côte d’Ivoire. Cela fait deux ans que les paysans de ces pays tentent d'accentuer leur pression sur le groupe Bolloré face à l'extension de ses plantations industrielles de palmiers à huile et d'hévéas. 

Voir l'article de l'ONG GRAIN

Et ce dossier de presse de l'ONG ReAct
 




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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












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