Vu, lu, entendu… Moyen-Orient

Pour la jeunesse Tunisienne une seule priorité, organiser des élections démocratiques


25/02/2011




Pour la jeunesse Tunisienne une seule priorité, organiser des élections démocratiques
Slim Amanou est l'emblème des jeunes Tunisiens qui ont utilisé internet comme "support à la révolution" comme il le précise lui même dans l'interview qu'il a donné à Respect Mag. "Sans médias, ni relais, point de révolution" précise-t-il. Mais, ramenant ainsi le média à sa juest place, il ajoute immédiatement : "Même avec la mobilisation de tous les réseaux et modes d’expression sur le web, la révolution a tardé et a eu beaucoup de mal à se faire. Ce que tout le monde oublie aujourd’hui, c’est que nous avions essayé à plusieurs occasions, notamment lors des soulèvements dans le bassin minier de Gafsa en 2008."

Au plan politique la génération Twitter se veut pragmatique et centrée sur l'essentiel. Quand on lui reproche d'être entré dans un gouvernement de transition où siègent d'anciens ministres de Ben Ali il se justifie : "Pour mener à bien la transition, il faut avoir des hommes qui maitrisent la gouvernance et les arcanes de l’Etat". Il est sans grande illusion sur son rôle actuel de secrétaire d'état à la jeunesse et aux sports : " C’est uniquement pour gérer les affaires courantes. Eventuellement, si je peux améliorer les maisons des jeunes en très mauvais état, je le ferais." Mais là n'est pas l'essentiel. "Je suis bien plus utile et efficace à l’intérieur du pouvoir qu’en dehors. Je rends compte aux Tunisiens de ce qui s’y passe." Même si, à la demande du premier ministre, il a renoncé à "twitter" en directe des réunions du gouvernement. 

"De toute façon, il fallait que ceux qui ont fait la révolution y soient. J’ai assumé mon rôle jusqu’au bout." et de conclure : " L’objectif reste d'organiser des élections le plus rapidement possible. Tout le gouvernement s’y attèle. C’est son seul objectif."

Sur le site de Respect mag lisez l'intégralité de cet interview de Ousmane Ndiaye qui donne un intéressant éclairage sur ces jeunes des classes moyennes Tunisienne qui ont été fer de lance de la révolution de Jasmin.


Tags : Afrique, Tunisie




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Le billet de la semaine

​Londres-Paris-Alger

Ce 29 mars 2019, la Grande-Bretagne devait hisser les voiles du Brexit et s'éloigner gaiement des côtés européennes avec à la manœuvre la paire Farage-Johnson braillant le God save the Queen pinte au vent. But no. Et que Dieu sauve la reine en effet, tant les deux fieffés menteurs ont enlisé le peuple anglais dans une jelly épaisse. Parallèlement, à Paris, la monarchie républicaine vient de taper avec une violence inouie sur une partie de son  peuple et les appareils politiques semblent aussi has been que le Labour ou les Tories. Dans les deux riches et vieux pays, l'esprit démocratique semble fatigué. Qu'ils regardent alors au-delà d'une autre mer, au sud. Par des manifestations monstres, joyeuses et non-violentes, toutes générations et milieux confondus, le peuple algérien a fait plier la caste des profiteurs qui l'assujettit depuis l'indépendance. Nul ne connaît les lendemains de cette révolution pacifique mais la rue algérienne est sûrement une source d'inspiration pour les anciens empires, n'est-il pas ?  

Michel Rouger

28/03/2019

Nono