Vu, lu, entendu… Moyen-Orient

25/09/2012

Entretien avec les cinéastes syriens engagés




Le 30 mai 2012, nous parlions ici de Bassel Shehadeh, l'espoir du cinéma syrien tué deux jours plus tôt à Homs, caméra à la main, par un tir de roquette. Sous le titre I will cross tomorrow, à partir d'images réalisées par Bassel lui-même, un hommage lui a été rendu par le collectif de cinéastes engagés Abounaddara que l'on peut découvrir aujourd'hui dans un entretien très riche réalisé par Cécile Boëx pour La Vie des idées.

Depuis avril 2011, le collectif de cinéastes est engagé aux côtés du peuple syrien en lutte pour sa liberté. Dans cet entretien, se situant à l'ombre de la grande figure du cinéma engagé syrien Omar Amiralay dont on peut redécouvrir les chefs d'œuvre, les cinéastes d'Abounaddara décrivent le "cinéma d'urgence" qu'ils sont amenés à pratiquer dans leur pays.

L'entretien est ponctué de nombreux liens.  On peut redécouvrir les chefs d'œuvre d'Omar Amiralay et de nombreux courts-métrages du collectif dont ceux-ci.
 

Zeina

 

Il will cross tomorrow

 

 





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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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