Vu, lu, entendu… Moyen-Orient

"Homs au coeur de la révolte syrienne", (webdocumentaire)


05/07/2012



"Homs au coeur de la révolte syrienne", (webdocumentaire)
Caroline Poiron est photographe et travaille pour Le Monde, Paris Mtach, VSD et bien d'autres. Elle suit l'actualité de près : elle a ainsi réalisé un travail sur la lutte du peuple kalmouk contre la disparition de leur identité, la violence envers les femmes en Turquie, la fragilité du Liban partagée entre différentes communautés.

Aujourd'hui, elle nous emmène à HOMS où elle a pénétré en décembre 2011 et où, le 11 janvier 2012, elle a perdu son mari Gilles Jacquier, grand reporter d'Envoyé spécial

C'est comme un carnet de route où on suit le parcours de Caroline Poiron dans le quartier de Baba Amr aux mains des rebelles, dans les zones contrôlées par le régime de Bachar al-Assad mais aussi là où tentent de survivre la population. La parole est donnée au lieutenant Tlass, premier déserteur de l'armée de Bachar. Il coordonne aujourd'hui les 600 déserteurs. On y voit les hôpitaux de fortune, les combats, les manifestations, les arrestations et les snipers qui rythment la vie des habitants de Homs de jour comme de nuit. 

Le webdocumentaire est visible sur le site de Geopolis







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Le billet de la semaine

​Naufrage

Depuis une dizaine de jours maintenant, l'équipage de La Macronie souque ferme. Appelé en Méditerrannée pour secourir les 629 migrants de l'Aquarius chassés par les forbans parvenus à la barre de l'Italie, il s'est égaré en route. L'un des principaux officiers, le Breton Jean-Yves Le Drian, a cru voir l'Espagne "plus proche" que la France pour accueillir les malheureux, se trompant de quelque 180 milles nautiques (340 km). Du coup, ce sont les Espagnols, montrant l'exemple avec un bel ensemble à toute l'Europe, qui ont assuré le sauvetage. Depuis, l'équipage français rame pour ramener quand même une partie des migrants en France. Les socialistes bretons, eux, sont affligés. Leur chef historique agrégé d'histoire a perdu sa géographie, son histoire son socialisme et son ciré jaune. Ils se préparent à aller déposer des ex-voto dans leurs chapelles : "A notre capitaine qui nous a quittés sans retour en embarquant sur La Macronie."

Michel Rouger

21/06/2018

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