Vu, lu, entendu… Moyen-Orient

05/07/2012

"Homs au coeur de la révolte syrienne", (webdocumentaire)



"Homs au coeur de la révolte syrienne", (webdocumentaire)
Caroline Poiron est photographe et travaille pour Le Monde, Paris Mtach, VSD et bien d'autres. Elle suit l'actualité de près : elle a ainsi réalisé un travail sur la lutte du peuple kalmouk contre la disparition de leur identité, la violence envers les femmes en Turquie, la fragilité du Liban partagée entre différentes communautés.

Aujourd'hui, elle nous emmène à HOMS où elle a pénétré en décembre 2011 et où, le 11 janvier 2012, elle a perdu son mari Gilles Jacquier, grand reporter d'Envoyé spécial

C'est comme un carnet de route où on suit le parcours de Caroline Poiron dans le quartier de Baba Amr aux mains des rebelles, dans les zones contrôlées par le régime de Bachar al-Assad mais aussi là où tentent de survivre la population. La parole est donnée au lieutenant Tlass, premier déserteur de l'armée de Bachar. Il coordonne aujourd'hui les 600 déserteurs. On y voit les hôpitaux de fortune, les combats, les manifestations, les arrestations et les snipers qui rythment la vie des habitants de Homs de jour comme de nuit. 

Le webdocumentaire est visible sur le site de Geopolis







Le Webdocumentaire





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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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