Vu, lu, entendu… Moyen-Orient

25/04/2013

Nasser, le grand leader égyptien, et le port du voile




Gamal Abd-el-Nasser a été le fondateur de l'Égypte moderne. En 1952,  à la tête du Mouvement des Officiers Libres, il chasse le roi Farouk 1er  et fonde une république dont il sera le président de 1956 à sa mort en septembre 1970.

Il s’est fait le héraut et le témoin de l’unité arabe aux yeux du monde et est souvent décrit comme l'une des figures politiques les plus influentes dans l'histoire de la politique arabe du siècle dernier. Il fut l’une des figures marquantes du panarabisme, mouvement politique et culturel séculier, idéologiquement progressiste et proche du fédéralisme, qui prônait la séparation du religieux et du politique.

Sur ces images, il répond publiquement à une demande des Frères musulmans de rendre le port du voile obligatoire. Nous sommes en 1953. Il y a tout juste soixante ans...




Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












Partenaires