Vu, lu, entendu… Moyen-Orient

08/12/2011

Les enfants de Mahaba au Caire



Dans la banlieue du Caire, il y a l’école Mahaba. Située au cœur du quartier des chiffonniers d’Ezbet el-Nakhl, elle a été créée en 1988 par Sœur Emmanuelle et a connu un développement spectaculaire en passant de 200 élèves en 1989 à 2 660 en 2011. Cet établissement modèle, reconnu comme étant le meilleur du Caire, accueille des enfants de toute confession et de toute origine.

Son partenariat avec l'association Asmae permet à 350 enfants du quartier d' y être scolarisés. Mahaba met en place un « Parlement scolaire » où les enfants et adolescents discutent sur des sujets comme la déscolarisation, la paix, la tolérance, la qualité de l’éducation, l’amour de l’Egypte, la citoyenneté afin de préparer les élèves à l’exercice de la démocratie.

L’association Asmae a demandé au photographe réalisateur Mat Jacob de suivre les élèves de l’école pour tenter de comprendre les enjeux de l’éducation dans ce quartier pauvre. À travers le regard des enfants et adolescents de Mahaba évoquant leur rêve, il propose un portrait de l’Egypte d’aujourd’hui, révèle les espoirs et inquiétudes après les événements liés à la révolution.

http://www.lesenfantsdemahaba.com/histoire.php




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Le billet de la semaine

Violence d’État

Réalisant sans coup férir le vœu du Président de rendre le pays « plus humain » en 2020, trois policiers ont interpellé le 3 janvier à Paris un coursier à scooter, Cédric Chouviat, 42 ans, père de 5 enfants, et l’ont asphyxié par un plaquage ventral complété par une fracture du larynx. Mourir lors d’un contrôle routier… Les années se suivent et se ressemblent. L’année 2019 avait commencé par le coma, le 12 janvier, à Bordeaux, du Gilet Jaune Olivier Beziade, touché en pleine tête par un tir de LBD40, qui a inauguré une année répressive jamais vue dans un mouvement social. Le 21 juillet, à Nantes, les lacrymogènes des CRS ont aussi poussé Steve, 24 ans, dans la Loire. Mourir lors d’une Fête de la musique... La violence d’État ne désarme plus. Car le coupable, bien sûr, est moins le policier frappeur que les autorités qui l’arment, le couvrent, lancent leurs forces au premier attroupement, fût-il festif, pour impressionner, intimider. Quand le libéralisme autoritaire fait du citoyen ordinaire un adversaire... 

Michel Rouger
  

09/01/2020

Nono












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