Vu, lu, entendu… Moyen-Orient

Les enfants de Mahaba au Caire


08/12/2011



Dans la banlieue du Caire, il y a l’école Mahaba. Située au cœur du quartier des chiffonniers d’Ezbet el-Nakhl, elle a été créée en 1988 par Sœur Emmanuelle et a connu un développement spectaculaire en passant de 200 élèves en 1989 à 2 660 en 2011. Cet établissement modèle, reconnu comme étant le meilleur du Caire, accueille des enfants de toute confession et de toute origine.

Son partenariat avec l'association Asmae permet à 350 enfants du quartier d' y être scolarisés. Mahaba met en place un « Parlement scolaire » où les enfants et adolescents discutent sur des sujets comme la déscolarisation, la paix, la tolérance, la qualité de l’éducation, l’amour de l’Egypte, la citoyenneté afin de préparer les élèves à l’exercice de la démocratie.

L’association Asmae a demandé au photographe réalisateur Mat Jacob de suivre les élèves de l’école pour tenter de comprendre les enjeux de l’éducation dans ce quartier pauvre. À travers le regard des enfants et adolescents de Mahaba évoquant leur rêve, il propose un portrait de l’Egypte d’aujourd’hui, révèle les espoirs et inquiétudes après les événements liés à la révolution.

http://www.lesenfantsdemahaba.com/histoire.php




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Un été français

Comment ça va à la maison ? Nous, on n'oubliera pas nos vacances en France ! La Coupe du Monde a provoqué une euphorie incroyable. Oubliée la France qui broie du noir, chipote, râle, proteste contre le foot-business et le reste Des gamins de banlieue devenus grands ont fait un miracle. Ils ont uni le pays. Tout d'un coup, des jeunes Noirs nés dans des quartiers décriés sont devenus Français. A Moscou, au nom de tout le pays et pour la fierté ainsi rendue, le président les a embrassés un à un, mouillant sa chemise en glissant à chacun un petit mot : « Dis à tes copains que je ressors le grand plan pour les banlieues », « Moi aussi, je vais jouer maintenant collectif », etc. On nous a dit que la France avait déjà vécue cette euphorie il y a vingt ans, en 1998. En juillet, elle était devenue soudain « black-blanc-beur » En septembre c'était fini. Pas grave, nous, on sera rentrés. C'était un grand moment.  

Michel Rouger

16/07/2018

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