Vu, lu, entendu… Moyen-Orient

21/08/2014

Human Rights Watch dénonce le massacre oublié du Caire



© 2013 AFP / Getty Images
© 2013 AFP / Getty Images
On a le droit de ne pas aimer les régimes islamistes. Mais comment les pays occidentaux, qui se veulent les chantres de  la démocratie, ont-ils pu tacitement fermer les yeux sur le massacre perpétré au Caire, il y a tout juste un an, par les forces de sécurité égyptiennes ? Plus d'un millier de morts, pour la majorité d'entre eux, tués en un seul lieu, en un peu plus de 24 heures ? "L'un des plus importants massacres de manifestants de l'histoire récente", selon Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch (HRW).

L'objectif de ce massacre était simple : venir à bout des manifestants qui protestaient contre la destitution du président Mohamed Morsi, membre des Frères Musulmans, élu un an plus tôt, et rétablir l'armée aux commandes, comme elle l'était sans discontinuer depuis 1952 sous des simulacres d'élections.
Un an plus tard, tout va bien : l'armée est de retour au pouvoir. La répression tous azimuts continue. Après les islamistes, c'est au tour de la société civile et des ONG d'être mises au pas.

Formé en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, le maréchal Abdelfattah al Sissi, qui a supervisé cette répression aveugle, devenu le nouveau chef de l'Etat égyptien par la magie des urnes "bien comprises", sera accueilli comme si de rien n'était dans toutes les capitales occidentales... Il est bien loin le printemps égyptien !

Lire le rapport de Human Rights Watch.

Clarisse Lucas





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​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

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