Vu, lu, entendu… Moyen-Orient

18/09/2014

Appel au don : un havre pour enfants en Syrie



Appel au don : un havre pour enfants en Syrie
Réalisatrice de documentaire, Ranwa Stephan, a découvert une ville incroyable, dit-elle, du Nord de la Syrie. Kefrenbel. Elle reste, pendant l'atroce guerre civile qui ravage le pays, un "'irréductible havre de la voix laïque et démocratique à l'origine de la révolution syrienne. À Kefrenbel, deux jeunes notamment, Hassan et Feras
"se sont donnés comme mission de construire une nouvelle société en commençant par le commencement, c'est à dire les enfants" poursuit Ranwa Stephan. Impressionnée, la réalisatrice a décidé de collaborer avec eux pour offrir aux enfants de Kefrenbel des espaces qui leur soient réservés dans lesquels ils puissent s'épanouir, se reconstruire et oublier un instant la destruction qui les entoure. 
 
Les locaux ont été trouvés, l'équipe d'animation est opérationnelle. Le centre peut ouvrir en une semaine et accueillir 400 enfants si l'argent suffisant est réuni pour son fonctionnement. Il manque encore un tiers des 5 000 € nécessaires pour démarrer. Un appel au don a donc été lancé sur kisskissbankbank.
 
 
 
 





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Le billet de la semaine

​C’est la guerre

Tocsin. Mobilisation générale. "Nous sommes en guerre", a martelé six fois lundi soir le Président Chef des Armées. Tous aux abris ! Et bien entendu : on ne va pas, par désinvolture, filer la saloperie aux plus fragiles au risque qu’ils en meurent et d’aggraver la charge de travail des personnels soignants. Car l’ennemi pilonne durement nos services de santé inconsidérément fragilisés. Un peu comme nos bornés de généraux de 1914 avaient lancé des soldats en rouge/bleu horizon sous la mitraille allemande, nos gouvernants affaiblissent depuis des décennies nos hôpitaux. Avant que surgisse cette guerre, les héros célébrés aujourd’hui ont réclamé en vain des effectifs, des lits, des moyens suffisants. Ils se battaient depuis le 18 mars 2019, un an, impuissants comme nous tous devant la pandémie financière, dite parfois grippe américaine et en France CAC-40, qui n’est d’ailleurs pas pour rien dans celle du Covid-19. Mais regardons l’horizon. "Beaucoup de certitudes, de convictions sont balayées, seront remises en cause", a lancé lundi le chef de l’État. Après tout, après juin 40, il y eut mars 44, le programme du Conseil national de la Résistance, les Jours Heureux, la sécurité sociale pour tous, la solidarité collective. Ok, Général. En marche.

Michel Rouger
 

17/03/2020

Nono












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