Vu, lu, entendu… Moyen-Orient

30/05/2012

Samar Yazbek, l'écrivaine alaouite contre Bachar El Assad



Samar Yazbek, l'écrivaine alaouite contre Bachar El Assad
Alaouite comme Bachar El Assad, l'écrivaine Samar Yazbek aurait pu faire partie de l'élite du régime.  Elle aurait pu se taire. En avril 2011, alors qu'aucune information ne sort du pays, elle publie dans la presse arabe deux témoignages sur la situation de la Syrie. Les menaces de mort se multiplient contre l’opposante devenue « un crime d’honneur en sursis dans sa famille, un crime de traîtrise dans sa société, dans sa communauté… ».


Elle est née en 1970 à Jableh, en Syrie. Romancière, critique et scénariste, elle est l’auteure de plusieurs romans et recueils de nouvelles encore inédits en français parmi lesquels Moufradat imraa(Les mots d’une femme, 2000),Silsal (Argile, 2005), Raihat Al-Qirfah (L’odeur de la cannelle, 2008) et Laha Maraya (Dans ses miroirs, 2010).

Lors de la parution en 2005 de son roman Glaive qui révèle les mécanismes du régime et de la communauté alaouite, Samar Yazbek est la cible d’intimidations. Salué par la critique dans de nombreux pays arabes, le roman lui coûte son travail. Connue pour son implication dans le combats des droits humains, elle persiste et décide, malgré  les risques, de rester à Damas. 

Elle connaît alors la détention et la torture pour l'aider "à améliorer son écriture" comme disent ses bourreaux. Le danger est trop grand. Depuis mi-juillet, Samar Yazbek vit à Paris et participe à un film qui portera sur la révolution en Syrie.



A lire

- Feux croisés, paru aux Editions Buchet et Chastel et traduit de l'arabe par Rania Samara. 
Dans ce livre, Samar Yazbek rédige, jour après jour, son journal des premiers mois de la révolution. Elle arpente les rues des villes rebelles et recueille les témoignages des syriens victimes de la dictature.

- Les deux articles de Samar Yazbek parus dans Courrier International ( 5 mai et  12 août 2011)

Avril sanglant à Damas

L
 es femmes participent activement à la résistance

Samar Yazbek, l'écrivaine alaouite contre Bachar El Assad









Le billet de la semaine

​Essentiel


Les commerces "non essentiels" vont rouvrir samedi, c'est l'essentiel. Qui donc d'ailleurs, dont le boulot est sûrement essentiel, a bien pu estimer que vendre un livre est moins essentiel que de vendre un whisky ? La question est d'autant plus grave qu'essentiel renvoie à essence et sans essence on n'avance plus, c'est la panne. L'essence humaine on veut dire, la conscience d'être. En quelque sorte, je vends donc je suis, quand je ne vends plus, je ne suis plus. Ou j'achète donc je suis. Ou... Etc. Toute cette histoire d'urgence sanitaire nous emmène décidément dans des questions vraiment essentielles. Par exemple, peut-on "être" sans être libre ? Non ? Alors il faut descendre dans la rue contre la nouvelle loi qui réduit un peu plus les libertés. Et résister au Black Friday. Comme au virus qui entrave aussi nos libertés, tue même parfois. Que de dilemmes en cette fin 2020 ! Voilà qui ferait une belle discussion, dans une franche amitié, autour d'un demi. Mais le bar reste fermé. Pas essentiel, qu'ils disent.

Michel Rouger
vocal_001_14.mp3 Vocal 001.mp3  (563.39 Ko)


26/11/2020

Nono



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