Vu, lu, entendu… Moyen-Orient

02/02/2011

Des histoires ordinaires sur la place Tahrir



Des histoires ordinaires sur la place Tahrir
"Hend marche lentement, chaque pas lui coûte. Fatiguée, la vieille dame de 79 ans s’arrête et s’assoit au bord du trottoir, face à deux camions de police incendiés, devant l’immeuble ravagé qui abritait le quartier général du Parti national démocratique d’Hosni Moubarak. Les rues entourant l’immense place située au centre du Caire sont fermées aux voitures et atteindre le rassemblement demande beaucoup d’énergie. Mais Hend ne renonce pas. Après avoir pris cinq minutes de repos, elle se lève et se remet en marche.
C’est la deuxième fois qu’elle participe à une manifestation. La première, c’était en 1952, quand les Egyptiens ont chassé les Britanniques
".

Sarah A. Topol, journaliste free lance au Caire, nous raconte sur Slate.fr, ses rencontres sur la Place Tahrir, au cœur de la grande manifestation du peuple égyptien contre Moubarak.

A lire sur Slate.fr : Avec les révoltés de la place Tahrir.
 





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Le billet de la semaine

Violence d’État

Réalisant sans coup férir le vœu du Président de rendre le pays « plus humain » en 2020, trois policiers ont interpellé le 3 janvier à Paris un coursier à scooter, Cédric Chouviat, 42 ans, père de 5 enfants, et l’ont asphyxié par un plaquage ventral complété par une fracture du larynx. Mourir lors d’un contrôle routier… Les années se suivent et se ressemblent. L’année 2019 avait commencé par le coma, le 12 janvier, à Bordeaux, du Gilet Jaune Olivier Beziade, touché en pleine tête par un tir de LBD40, qui a inauguré une année répressive jamais vue dans un mouvement social. Le 21 juillet, à Nantes, les lacrymogènes des CRS ont aussi poussé Steve, 24 ans, dans la Loire. Mourir lors d’une Fête de la musique... La violence d’État ne désarme plus. Car le coupable, bien sûr, est moins le policier frappeur que les autorités qui l’arment, le couvrent, lancent leurs forces au premier attroupement, fût-il festif, pour impressionner, intimider. Quand le libéralisme autoritaire fait du citoyen ordinaire un adversaire... 

Michel Rouger
  

09/01/2020

Nono












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