Vu, lu, entendu… Moyen-Orient

Des histoires ordinaires sur la place Tahrir


02/02/2011



Des histoires ordinaires sur la place Tahrir
"Hend marche lentement, chaque pas lui coûte. Fatiguée, la vieille dame de 79 ans s’arrête et s’assoit au bord du trottoir, face à deux camions de police incendiés, devant l’immeuble ravagé qui abritait le quartier général du Parti national démocratique d’Hosni Moubarak. Les rues entourant l’immense place située au centre du Caire sont fermées aux voitures et atteindre le rassemblement demande beaucoup d’énergie. Mais Hend ne renonce pas. Après avoir pris cinq minutes de repos, elle se lève et se remet en marche.
C’est la deuxième fois qu’elle participe à une manifestation. La première, c’était en 1952, quand les Egyptiens ont chassé les Britanniques
".

Sarah A. Topol, journaliste free lance au Caire, nous raconte sur Slate.fr, ses rencontres sur la Place Tahrir, au cœur de la grande manifestation du peuple égyptien contre Moubarak.

A lire sur Slate.fr : Avec les révoltés de la place Tahrir.
 





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Le billet de la semaine

​A la noix

Le camembert vegan à base de noix de cajou débarque sur nos tables, annonce mon journal. Dit comme ça, à la louche, ce camembert est plus que louche. Une faute. De goût. Pire : contre l'esprit. Ce n'est pas une nouvelle mode, comme la poule qui passera bientôt au salon plutôt qu'à la casserole. C'est une tendance lourde. La tendance du faux. Le business de l'agro-chimie s'avance masqué. Il fait croire qu'une pâte de produit exotique HEC (à haute empreinte carbone) est meilleure pour la planète  qu'un fromage AOC en circuit court. Il fabricote, en touillant des molécules, du faux steak saignant, des faux œufs, des fausses langoustines. Et pirate, en transformant les cerveaux en pâte molle, notre patrimoine culturel immatériel. Le pays aux 1 200 fromages doit résister. Continuer à têter sereinement le lait bio de notre vache à la mamelle généreuse qui broute et rumine paisiblement sur nos vertes prairies. La vache, le plus vegan de nos amis les animaux. 

Michel Rouger

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