Vu, lu, entendu… Moyen-Orient

Des histoires ordinaires sur la place Tahrir


02/02/2011



Des histoires ordinaires sur la place Tahrir
"Hend marche lentement, chaque pas lui coûte. Fatiguée, la vieille dame de 79 ans s’arrête et s’assoit au bord du trottoir, face à deux camions de police incendiés, devant l’immeuble ravagé qui abritait le quartier général du Parti national démocratique d’Hosni Moubarak. Les rues entourant l’immense place située au centre du Caire sont fermées aux voitures et atteindre le rassemblement demande beaucoup d’énergie. Mais Hend ne renonce pas. Après avoir pris cinq minutes de repos, elle se lève et se remet en marche.
C’est la deuxième fois qu’elle participe à une manifestation. La première, c’était en 1952, quand les Egyptiens ont chassé les Britanniques
".

Sarah A. Topol, journaliste free lance au Caire, nous raconte sur Slate.fr, ses rencontres sur la Place Tahrir, au cœur de la grande manifestation du peuple égyptien contre Moubarak.

A lire sur Slate.fr : Avec les révoltés de la place Tahrir.
 





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Comment ça va à la maison ? Nous, on n'oubliera pas nos vacances en France ! La Coupe du Monde a provoqué une euphorie incroyable. Oubliée la France qui broie du noir, chipote, râle, proteste contre le foot-business et le reste Des gamins de banlieue devenus grands ont fait un miracle. Ils ont uni le pays. Tout d'un coup, des jeunes Noirs nés dans des quartiers décriés sont devenus Français. A Moscou, au nom de tout le pays et pour la fierté ainsi rendue, le président les a embrassés un à un, mouillant sa chemise en glissant à chacun un petit mot : « Dis à tes copains que je ressors le grand plan pour les banlieues », « Moi aussi, je vais jouer maintenant collectif », etc. On nous a dit que la France avait déjà vécue cette euphorie il y a vingt ans, en 1998. En juillet, elle était devenue soudain « black-blanc-beur » En septembre c'était fini. Pas grave, nous, on sera rentrés. C'était un grand moment.  

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