Vu, lu, entendu… Moyen-Orient

14/09/2011

Au cinéma : Et maintenant on va où ?




Un petit village, au milieu de champs de mines, avec son église et sa mosquée : il sort de la fin d’une guerre qui n’est pas nommée. Chrétiens et musulmans partagent la même pénurie, vont se ravitailler à la même épicerie, boivent et jouent dans le même café et partagent la même douleur de la perte d’êtres chers, enterrés, chacun dans son carré, dans le cimetière.
 
Mais la haine n’est pas loin dans la mémoire des hommes. Les femmes, elles, n’en peuvent plus de pleurer et porter le noir du deuil. Quand elles entendent qu’à nouveau les combats ont repris dans un village voisin, elles se mobilisent, foulard sur la tête ou croix au cou, et inventent des stratagèmes, parfois très loufoques, pour empêcher leurs hommes de déterrer les armes.

Le film de Nadine Labaki se déroule comme un conte où on rit, où on chante et où on pleure pour être conduit malgré nous à se poser la question-titre Et maintenant on va où ?

On sort revigoré(e) de ce conte où les femmes nous invitent à l’utopie.
 
 
 





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Le billet de la semaine

​Heureux

En congé et payé ! songeait-il sous son parasol. 100 % payé à flemmasser, musarder avec ma p'tite femme, jouer avec mes p'tiots, faire une p'tite balade, glandouiller en lichaillant un p'tit jaune ou un p'tit blanc. Mon droit au repos. Mon droit à la paresse : comme un bourgeois ! C'est sûrement une anomalie, une aberration, une provocation pour tous ces puissants qui veulent nous précariser, ubériser, assujettir en auto-entrepreneurs douze mois sur douze. Mais jamais ils ne pourront nous enlever notre grande conquête, celle de nos syndicats et de la gauche qu'ils méprisent du haut de leur prétendue modernité. Jamais ils ne pourront, sourit-il, heureux, à l'oiseau qui le regardait. 

Michel Rouger

04/07/2019

Nono