Vu, lu, entendu… Moyen-Orient

14/09/2011

Au cinéma : Et maintenant on va où ?



Un petit village, au milieu de champs de mines, avec son église et sa mosquée : il sort de la fin d’une guerre qui n’est pas nommée. Chrétiens et musulmans partagent la même pénurie, vont se ravitailler à la même épicerie, boivent et jouent dans le même café et partagent la même douleur de la perte d’êtres chers, enterrés, chacun dans son carré, dans le cimetière.
 
Mais la haine n’est pas loin dans la mémoire des hommes. Les femmes, elles, n’en peuvent plus de pleurer et porter le noir du deuil. Quand elles entendent qu’à nouveau les combats ont repris dans un village voisin, elles se mobilisent, foulard sur la tête ou croix au cou, et inventent des stratagèmes, parfois très loufoques, pour empêcher leurs hommes de déterrer les armes.

Le film de Nadine Labaki se déroule comme un conte où on rit, où on chante et où on pleure pour être conduit malgré nous à se poser la question-titre Et maintenant on va où ?

On sort revigoré(e) de ce conte où les femmes nous invitent à l’utopie.
 
 
 





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Le billet de la semaine

Violence d’État

Réalisant sans coup férir le vœu du Président de rendre le pays « plus humain » en 2020, trois policiers ont interpellé le 3 janvier à Paris un coursier à scooter, Cédric Chouviat, 42 ans, père de 5 enfants, et l’ont asphyxié par un plaquage ventral complété par une fracture du larynx. Mourir lors d’un contrôle routier… Les années se suivent et se ressemblent. L’année 2019 avait commencé par le coma, le 12 janvier, à Bordeaux, du Gilet Jaune Olivier Beziade, touché en pleine tête par un tir de LBD40, qui a inauguré une année répressive jamais vue dans un mouvement social. Le 21 juillet, à Nantes, les lacrymogènes des CRS ont aussi poussé Steve, 24 ans, dans la Loire. Mourir lors d’une Fête de la musique... La violence d’État ne désarme plus. Car le coupable, bien sûr, est moins le policier frappeur que les autorités qui l’arment, le couvrent, lancent leurs forces au premier attroupement, fût-il festif, pour impressionner, intimider. Quand le libéralisme autoritaire fait du citoyen ordinaire un adversaire... 

Michel Rouger
  

09/01/2020

Nono












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