Citoyenneté / Libertés

24/01/2021

Des policiers au théâtre, samedi, à travers le pays


Désobéissant au gouvernement, une quarantaine de théâtres ont accueilli samedi après-midi durant une heure un public tout aussi engagé que les artistes contre le sort fait en ce moment à la Culture dans le cadre des mesures sanitaires. Sans surprise, des policiers se sont invités. Jusqu'à empêcher, parfois, les artistes de s'exprimer.



L'appel lancé le 16 janvier par Laurent Rochut, le directeur de La Factory à Avignon, a été entendu samedi après-midi par une quarantaine de théâtres qui ont ouvert leurs portes durant une heure en respectant strictement les mesures sanitaires. 

Cette heure de désobéissance civile n'a pas laissé les autorités sans réaction. A Avignon justement, cinq policiers sont rapidement intervenus au théâtre de l'Oulle empêchant les artistes de se produire. A Laval, au Théâtre du Tiroir, trois policiers, dans leur tenue habituelle arme et gilet pare-balles, sont entrés dans la salle à 16 h 15, un quart d'heure après le début de la représentation. Ils n'ont pas sanctionné les 62 personnes du public (un peu moins d'un fauteuil sur deux) mais relevé l'identité du directeur, Jean-Luc Bansard, en lui annonçant une amende de 135 €.  Vendredi, ajoute Jean-Luc Bansard, la directrice de cabinet du préfet lui avait signifié le risque d'une fermeture de trente jours.

La représentation a cependant pu se poursuivre jusqu'à 17 h. A la Station théâtre de La Mézière, près de Rennes,  six comédiens ont pu aussi à tour de rôle lire des poèmes pendant une heure devant 70 personnes. "Je ne sais pas les risques qu’on encourt mais on fait une oeuvre de salubrité et de santé mentale, émotionnelle, créative imaginaire, qui vaut autant que la santé physique", a déclaré le directeur de la Station théâtre Gwenael de Boodt.

Ci-dessous, leurs témoignages à la veille de l'action.

Gwenael de Boodt (la Station-Théâtre à La Mézière) :
"Retrouver le public est un besoin pressant, nos spectateurs le demandent"


Jean-Luc Bansard (Le Théâtre du Tiroir à Laval) : 
"Nous voulons dire qu'une autre société est possible"


Bruno Hallauer (Le Théâtre de l'Arentelle en Lozère) :
"Nous ouvrirons pour manifester notre indignation"





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​Les Martiens


« Nous y sommes ! Nous voilà ! », a tweeté Emmanuel Macron. Où donc ? C’était le jeudi 18 février peu avant 22 h. Le président français semblait revenu de Mars avec l’astromobile Perseverance. C’était comme s’il avait planté notre drapeau là-bas. Certes, il se trouvait devant un écran mais c’est l’imaginaire qui compte. Quel voyage ! L’homme (moins la femme) sera toujours ainsi à la conquête de l’extrême, des sommets aux abysses, la chevauchée la plus fantastique restant bien sûr la Conquête de l’Ouest. Car notre trip vers Mars semble au XXIe ce que la Ruée vers l’or fut au XIXe. La Starship, la fusée d’Elon Musk, le fantasque milliardaire, est notre cheval. Musk ne pourra pas envoyer des humains sur la Planète Rouge avant longtemps mais peu importe. Le principal est comment exploiter Mars, comment faire du business. Et comment rendre supportable l’insupportable. Oublier la Terre qui se déglingue. Quoi qu’il en coûte. Une chose est certaine : de la planète humaine, tous les Musk du monde ont déjà décollé. 

Michel Rouger
les_martiens.mp3 Les martiens.mp3  (1.15 Mo)


24/02/2021

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