Citoyenneté / Libertés

20/09/2017

Nono reçoit le Collier de l'Hermine... et raconte




Belle reconnaissance pour Nono, dont les lecteurs d'Histoires Ordinaires ont le privilège de découvrir chaque semaine l'humour souvent corrosif sur un fait d'actualité. L'Institut Culturel de Bretagne vient de lui remettre le Collier de l'Hermine qui « distingue des personnes ayant beaucoup œuvré pour la Bretagne, son identité et sa culture ». Une vision moderne de L'Ordre de l'Hermine  qui remonte au 14° siècle.

Tous les lecteurs bretons d'Histoires Ordinaires connaissent Nono. Eux-mêmes et sûrement tous les autres auront plaisir à (re) découvrir, dans la vidéo ci-dessous de l'Institut Culturel de Bretagne, la démarche qui fonde les milliers de dessins qui ont accompagné la vie souvent turbulente de la Bretagne depuis les grands mouvements sociaux et politiques des années 70. Une démarche où l'humour se nourrit, derrière les apparences, de la réflexion distanciée du professeur de philosophie que Joël Auvain est aussi.




Nouveau commentaire :



Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












Partenaires