Vu, lu, entendu...

02/10/2012

11 octobre, première journée internationale des filles




11 octobre, première journée internationale des filles
L'ONU a reconnu le 11 octobre comme la journée internationale des Filles suite aux nombreuses campagnes "Parce que je suis une fille"  menées par  Plan International, depuis 2007.  Le thème de cette première porte sur les inégalités rencontrées par les filles et les solutions innovantes pour faire la différence.

Les objectifs 2012/2016 de l'association sont ambitieux : Que 4 millions de filles aient acquis des compétences pour la vie et ont développé leur potentiel grâce à un cycle d’éducation gratuit et de qualité.
Que 40 millions de filles et de garçons vivent dans des familles et des communautés qui reconnaissent l’égalité des genres et investissent dans le potentiel des filles, autant que des garçons.
Que 400 millions de filles et de garçons bénéficient de services sociaux, de programmes publics et de lois favorables à l’égalité des genres.
Que 500 millions d’euros soient recueillis pour des programmes en faveur des filles.

Pour célébrer cette journée, une fresque de 10 mètres de long sera installée sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris. Elle représentera des jeunes filles contraintes de travailler plutôt que d'aller à l'école. Des personnalités seront appelées à venir gommer symboliquement les filles représentées. Elles sont 75 millions à être privées d'éducation dans le monde selon l'UNESCO ( chiffres de 2010) et leur nombre est en constante augmentation.  








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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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