Vu, lu, entendu...

27/09/2012

Gagner ensemble, un sacré challenge




Gagner ensemble, un sacré challenge
Et si on essayait de jouer pour gagner ensemble ? Les joueurs invétérés font déjà la grimace rien qu'à l'idée. Pouah ! à quoi servirait-il de se défoncer comme un malade pour ne retirer aucun profit de l'énergie dépensée, il faut être maso.

Gagner tout seul, c'est remporter la victoire sur les autres, plus faibles, seul contre tous. C'est montrer son intelligence, sa ruse, ses stratégies pour réduire le reste du groupe à néant. Seul contre le reste du monde.

Gagner ensemble ? Faut-il moins de ruse, d'intelligence et de stratégies ? que nenni ! Peut-être en faut-il plus ? car si elles ne se tricotent pas avec la ruse, l'intelligence et les stratégies de l'autre, elles sont inopérantes. Ecoute, respect, esprit critique et constructif, solidarité, gestion du conflit, efficacité : c'est en prime !

Tout le monde gagne ou personne ne gagne. C'est tout bon pour les mauvais perdants !
 
 

Gagner ensemble, un sacré challenge

Il y a du choix

Plusieurs sites proposent des jeux coopératifs et le matériel qui va avec comme Non-Violence Actualité, spécialisé dans la prévention des violences de proximité et qui propose formation et outils sur la communication, l'écoute, la gestion des conflits, la médiation, l'action non-violente, la coopération…

L'office Central de la Coopération à l'Ecole ( OCCE ), créé en 1928 par des militants convaincus que l'école est un lieu où doit s'enseigner la coopération, dispose d'un centre de ressource important en documentation et fiches pédagogiques. L' ICCEM ( Pédagogie Freinet ) propose également des fiches intéressantes

Le site et le magasin Casse-noisette à Bruxelles proposent une gamme de jeux d'intérieur et de plein air, assortie de critiques et de réflexion. 

Il existe certainement beaucoup d'autres initiatives pédagogiques pour les lieux éducatifs, des idées géniales développées en famille, des fêtes où on "gagne et perd ensemble" :  n'hésitez pas à communiquer vos informations en remplissant la case commentaire ci-dessous.
 
 





Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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