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19/04/2012

L'école devenue inégalitaire...



L'école devenue inégalitaire...
Chacun le pressentait depuis longtemps mais un rapport d'observations provisoires de la Cour des Comptes, rendu public le 12 avril par Le Monde, apporte cette fois des chiffres qui prouvent clairement l'injustice de la répartition des moyens sur le territoire national. Ce rapport démontre que l'Etat donne « plus à ceux qui ont déjà plus et moins à ceux qui cumulent tous les risques de réussir moins bien. Un favoritisme qui s'est aggravé ces dernières années », écrit Le Monde.

Un exemple? « L'académie de Créteil, qui était en 2006 dans la moyenne nationale pour la dépense par élève dans le primaire, est tombée au 22e rang sur 26. Et c'est la même injustice dans les lycées et collèges. Pour la rentrée 2011, Créteil, qui gagnait 3 836 élèves dans le second degré, a perdu 426 postes, quand l'académie de Paris, qui gagnait, elle, 1 000 élèves, a obtenu 20 emplois de plus».
Selon les chiffres rassemblés par la Cour des Comptes, « en 2010, l'Etat a dépensé 47 % de plus pour former un élève parisien que pour former un banlieusard de Créteil ou de Versailles. 51 % de plus pour former un Parisien qu'un Niçois... Il est décrit, noir sur blanc, comment, sous couvert d'une éducation censée offrir à tous la même chose, voire donner plus à ceux qui ont moins, l'école française entérine des situations acquises qui sont profondément injustes. Paris a des enseignants expérimentés, une offre de formation bien plus large que d'autres académies et, même si son taux d'encadrement n'est pas plus élevé, cela privilégie le Parisien».

Parlons maintenant de la petite enfance. La scolarité des enfants de 2 ans  doit officiellement « être un accélérateur de réussite pour ceux qui sont les plus éloignés des apprentissages ». Mais « les "pauvres" sont les premiers à en être écartés. Le rapport révèle qu'en Seine-Saint-Denis, seuls 0,9 % des moins de 3 ans ont une place à l'école contre un peu plus de 4 % dans l'académie de Créteil tout entière et 13,4 % en moyenne nationale (jusqu'à 49 % en Lozère) ».

« Il a fallu une année aux rapporteurs de la Cour des comptes pour obtenir les données nécessaires à leur travail. Les magistrats racontent avoir dû batailler ferme pour obtenir certaines informations du ministère de l'éducation, et précisent que leurs demandes "n'ont pas toujours abouti  ».

Pour les non-abonnés au Monde, l'ensemble de l'article peut être consulté en passant par le site de l'Observatoire des zones prioritaires, www.ozp.fr








Le billet de la semaine

​Democratic Circus


Tombera, tombera pas ? Les citoyens de cette Terre vont-ils devoir assister quatre ans encore aux calembredaines et agressions du politicien le plus puissant et le plus foutraque du monde ? Le suspense grandit à trois semaines du scrutin d'autant que Trump ne quittera pas facilement la piste, sa sortie pourrait même se révéler interminable et explosive. En fait, tout est possible tant le système électoral américain est peu démocratique. Au terme d'une campagne comme d'habitude crapoteuse et noyée sous les dollars, il n'est pas impossible que le suffrage universel soit de nouveau bafoué. En 2000, le démocrate Al Gore,  défenseur du climat, avait gagné mais c'est le républicain Bush le cruche, pyromane au Moyen-Orient, qui avait été élu. En 2016, Trump, bien que battu de 2,7 millions de voix, a gagné. Quoi qu'il arrive, la Trump Parade finale dira beaucoup de l'état de la démocratie outre Atlantique.

Michel Rouger
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14/10/2020

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