Vu, lu, entendu...

01/12/2011

Enjeux d'enfants, l'association




Enjeux d'enfants, l'association

Basée dans l'ancienne maison de Ti-Tomm, près de l'ancienne prison, l'association « Enjeux d'Enfants  » aide à préserver le lien entre les personnes incarcérées et leurs enfants. Leur réflexion et leurs actions s’inscrivent dans les dispositions de la Convention des Droits de l’Enfant: « Tout enfant a le droit d’entretenir des relations personnelles et des contacts directs avec le parent dont il vit séparé » (article 9). Le témoignage de Fanny, 9 ans, résume ainsi l'action d'Enjeux d'Enfants : « Je ne comprends pas pourquoi on sépare les enfants et les parents. Pourquoi on ne peut pas vivre ensemble un peu de temps dans la prison, juste quelques jours. On n'a rien fait de mal, nous ! ». Par son soutien extérieur, ses formations et les rencontres parents-enfants, Daniel Hamon explique que "l'association Enjeux d'Enfants" est complémentaire de l'action de Ti Tomm".
 






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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












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