Vu, lu, entendu...

23/10/2014

Après la maison, l’Université, les Babayagas persistent !




Après la maison, l’Université, les Babayagas persistent !
Fruit d’une lutte acharnée de plus de dix ans menée par l’énergique Thérèse Clerc, 85 ans, la Maison des Babayagas, avait été inaugurée en février 2013,  à Montreuil, en Seine-Saint-Denis.

Elle regroupe 21 femmes de 58 à 88 ans qui ont choisi de vieillir entre elles, plutôt que dans une maison de retraite. Mais les Babayagas n’en sont pas restées là : elles ne veulent pas mourir idiotes alors, ce 13 octobre a été inaugurée leur université, l’UNISAVIE, l’UNiversité du SAvoir du VIEillir autrement, ou encore l'Université du SAvoir des VIEux.

Cette université populaire, ouverte à tous, se tient à la maison des Babayagas, 8 rue de la Convention à Montreuil.

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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












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