Vu, lu, entendu...

19/03/2012

Janusz Korczak : Laissez les enfants grandir




La petite école de Langouët porte le nom de Janusz Korczak, l'homme qui le premier a reconnu aux enfants des droits. Lui qui a lancé en 1937 cette phrase défi  aux générations futures : « Il est inadmissible de laisser le monde dans l'état où on l'a trouvé.  »

Que dirait Janusz Korczak après avoir visionné cette vidéo ? Lui qui dès les années 1900 a défendu la cause des enfants des rues à qui il a consacré son premier livre. Il était convaincu que l'humanité ne pourrait sortir du cycle tragique des répétitions - dont celle de la guerre - que par l'éducation, la culture, la paix et la démocratie.

Korczak est le premier à poser le principe de la reconnaissance constitutionnelle des droits de l'enfant. Il en a fait à la fois le garant de leur sécurité en les mettant à l'abri d'une loi commune et un puissant outil pédagogique favorisant l'intégration et l'émancipation de l'enfant.

Il le pratiquera en créant deux orphelinats qui fonctionneront pendant trente ans en " République des enfants " de 1912 à 1942. Leur organisation reposait en particulier sur l'institutionnalisation des droits dits « actifs » :  participation, expression, délégation etc. Ils sont inscrits dans la Convention Internationale des Droits de l'Enfant.

A la grande méconnaissance qu'avaient les adultes du monde des enfants, il entreprit de les en instruire. 

" L'enfant ne devient pas un homme, il en est déjà un "
" L'enfant ne devient pas un homme, il en est déjà un "
Les Droits de l'Enfant de Janusz Korczak

Le droit à l’allaitement au sein maternel
Le droit à des conditions de vie correcte
Le respect de la différence
Le respect du handicap et aussi : Le droit à une mort digne
Le droit à l’amour pour tous les enfants
Le droit à l’équité 
Le droit à une véritable reconnaissance 
Le droit d'être pris au sérieux
Le droit de l’enfant à être ce qu'il est 
Le droit de l’enfant à vivre sa vie d'aujourd'hui.
Le droit à être bien entouré
Le droit à être encadré
Le droit de donner son opinion
Le droit de jouer 
Le droit de réclamer et d'exiger
Le droit à l’information 
Le droit à la propriété
Le droit à avoir un budget
Le droit à avoir des secrets
Le droit à la vie privée [CIDE art. 16]
Le droit à la Justice [CIDE art. 19, 20, 32 à 37, 40]
Le droit de s'égarer
Le droit de se tromper
Le droit de mentir
Le droit de pouvoir évoluer
Le droit des enfants délinquants à être aimés
Le droit au respect
Le droit à ses droits
 
 



 La République de Pologne a proclamé 2012 « ANNÉE JANUSZ KORCZAK » pour commémorer le 100e anniversaire de sa Maison des Orphelins et le 70e anniversaire de la mort du grand éducateur. N'est-ce pas le bon moment pour rappeler le respect des droits énumérés plus haut pour tous les enfants ? Sinon à quoi aurait donc servi la vie de ce grand éducateur ?


Pour aller plus loin:

Vous pouvez signer le manifeste de l'UNICEF  pour faire pression sur les candidats afin qu'ils s'engagent

Le Réseau Education sans Frontières   ( Resf ) propose une journée de mobilisation le 31 mars 2012 « La loi doit changer, régularisation »





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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

Nono












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