Que sont-ils devenus ?

Simon et Dana poursuivent leur rêve américain


19/08/2014

Il y a trois ans Simon nous confiait : « Depuis longtemps, je recherchais un endroit où je pourrais vivre pleinement mes idéaux ». Ce lieu s'appelait Putney, petit village du Vermont où avec Dana et leurs deux enfants ils ont posé leur yourte, sur un terrain prêté par John, un étonnant galériste-humanitaire new-yorkais. Trois ans plus tard, Simon poursuit son "rêve américain", l'esprit et le cœur toujours animés par l'idéal "permaculteur" et les deux pieds bien sur terre.




Pour lire le premier reportage consacré à Simon et Dana et revoir les deux vidéos 

Le reportage a été réalisé en Aout 2010 et diffusé dans l'édition du 8 Novembre 2010.  
Suivez ce lien Vert dans le Vermont, un autre rêve américain.

Simon, Malo, Sky, Louis Lamour, Dana
Simon, Malo, Sky, Louis Lamour, Dana

Se loger "durable"

"Louis Lamour" est venu compléter la petite famille de Dana et Simon et, depuis un an et demi, comme ses deux frères, Malo et Sky, le nouveau né a partagé la jolie Yourte familiale de 70 m2. Mais Dana avait conditionné la venue du petit troisième à un aménagement majeur : « Avoir l'eau courante ». Pas question de continuer à aller remplir des bonbonnes à 500 m de la yourte. Alors Simon a creusé un puit et aussi installé une fosse septique. Sans pour autant s'embourgeoiser, se loger durable passe par quelques aménagements fonctionnels et de confort.

Et l'agrandissement en dur de la yourte comme le prévoyait Simon ? « Nous y arrivons. À l'automne, nous engageons l'auto construction d'une grande maison de 130 m2 selon les concepts de l'architecture organique proposés notamment par l'architecte Franck Lloyd Wright et son école de Taliesin. »

Simon, éleveur
Simon, éleveur

Travailler "durable"

Simon et Dana partagent la même vision de la "bonne vie" : ils veulent l'un et l'autre travailler pour vivre pleinement en équilibre avec eux-mêmes et leur environnement et non vivre pour travailler.

Il y a trois ans, ils examinaient comment mieux exploiter leurs ressources personnelles et celles que mettait à disposition John, le propriétaire de la ferme sur laquelle ils s'étaient installés.

Dana a mise à profit la formation de tapissier décorateurs dans laquelle elle s'était engagée et ouvert son studio au cœur du village de Putney. « Le succès a été immédiat, se réjouit Simon. Et grâce à son site internet elle trouve ses clients bien au delà des verts paturages du Vermont. »

Quant à Simon comme il le projetait, tout en continuant à entretenir le domaine de John, il a développé une multi-activités "très successfull" et qui a du sens. Il a monté une grande serre et cultive des salades et des épinards. Sur les prairies qui entourent la yourte, il élève une trentaine de moutons. Et toute la production de "sa petite entreprise" est écoulée par la coopérative bio et sur le marché des producteurs locaux de Putney. 

Et le stand de crêpes au marché des producteurs locaux de Putney ? « Ça a tout de suite marché. Trop bien même alors on a arrêté un moment. » Ils viennent de reprendre cette activité mais sur le marché de Brattelorought, la plus proche ville à une quinzaine de kilomètre de Putney. « Je m'amuse trop bien, explique Simon, je pousse le côté folklorique franco-breton en portant un béret et je fais un rabais à tous ceux qui commandent en français. »

Eduquer "durable"

Le travail est important pour l'équilibre du permaculteur mais ne saurait prendre le pas sur d'autres aspect essentiels de la vie. Simon et Dana s'organisent donc pour, à parité, consacrer un temps important à la vie familiale et à l'éducation des enfants. « A la rentrée prochaine, on a décidé de garder Malo (leur fils de 5 ans) à la maison et de réaliser son éducation scolaire dans un collectif éducatif que nous montons avec une dizaine d'autres jeunes parents des environs (beaucoup de "télécommuteurs" qui travaillent à distance sur leur ordinateur et ont de ce fait des temps de travail très souples). »

Ainsi recherchent-ils, de manière solidaire, une troisième voie entre le système scolaire public aux classes surpeuplées et l'offre privée aux tarifs prohibitifs (de dix à quinze mille dollars par an pour un enfant). Simon précise le projet : « On veut que l'enfant puisse passer plus de temps à l'extérieur de la classe pour découvrir la nature, faire des activités. Qu'il y ait aussi plus d'implication des parents. Et surtout moins d'évaluations stériles... »

Ainsi vont Dana,Simon, Sky, Malo et Louis Lamour, au village de Putney dans le Vermont (USA).


Alain JAUNAULT





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Michel Rouger

08/11/2019

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