Que sont-ils devenus ?

Rémi Serres, l'infatigable laboureur de paix


07/08/2014

Depuis sa rencontre avec la rédaction d'Histoires Ordinaires, au printemps 2011, Rémi Serres n'a rien perdu de son énergie. Le paysan retraité de Cahuzac-sur-Vère, dans le Tarn, travaille toujours à libérer la mémoire des anciens appelés en Algérie, anime là-bas des voyages de réconciliation ; il se bat aussi pour défendre le monde rural contre des projets qui le menacent.





Retrouver notre article de 2011 : Rémi Serres a mal à sa guerre et à sa terre
 
Photo extraite du film " Retour en Algérie" d'Emmanuel Audrain
Photo extraite du film " Retour en Algérie" d'Emmanuel Audrain

« Il y avait beaucoup de larmes », confie-t-il au téléphone. C'est toujours avec une grande émotion que Rémi Serres raconte ses voyages en Algérie, avec les anciens appelés de l'association 4ACG  ou en famille. Il y a eu notamment les trois voyages de 2013 avec l'association. Une expérience forte dont rend compte superbement le film réalisé par le documentariste breton Emmanuel Audrain : Retour en Algérie« C'était d'une richesse incomparable, nous étions attendus partout », ajoute Rémi Serres, très présent dans le film.
 
À côté de l'association qu'il a fondée avec trois autres agriculteurs il y a tout juste dix ans,  à côté des multiples projets  débattus à l'assemblée générale de Sète en avril dernier, Rémi Serres, 76 ans aujourd'hui, est investi dans le Collectif pour la sauvegarde du Testet  qui se bat contre le barrage de Sivens, dans son département du Tarn, un barrage surtout destiné à irriguer des exploitations agricoles productivistes. Il est aussi de la bataille contre l'aéroport de Notre-Dame-des Landes où il s'est rendu deux fois. Mais « il y aussi le travail du jardin ! », tempère-t-il avec humour. Un jardin ouvert aux démunis ou militants alternatifs de passage…

M.R.




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Le billet de la semaine

​Essentiel


Les commerces "non essentiels" vont rouvrir samedi, c'est l'essentiel. Qui donc d'ailleurs, dont le boulot est sûrement essentiel, a bien pu estimer que vendre un livre est moins essentiel que de vendre un whisky ? La question est d'autant plus grave qu'essentiel renvoie à essence et sans essence on n'avance plus, c'est la panne. L'essence humaine on veut dire, la conscience d'être. En quelque sorte, je vends donc je suis, quand je ne vends plus, je ne suis plus. Ou j'achète donc je suis. Ou... Etc. Toute cette histoire d'urgence sanitaire nous emmène décidément dans des questions vraiment essentielles. Par exemple, peut-on "être" sans être libre ? Non ? Alors il faut descendre dans la rue contre la nouvelle loi qui réduit un peu plus les libertés. Et résister au Black Friday. Comme au virus qui entrave aussi nos libertés, tue même parfois. Que de dilemmes en cette fin 2020 ! Voilà qui ferait une belle discussion, dans une franche amitié, autour d'un demi. Mais le bar reste fermé. Pas essentiel, qu'ils disent.

Michel Rouger
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