Que sont-ils devenus ?

Sur l'île d'Oléron, ne manquez pas le Théâtre d'Ardoise


14/07/2015

Il y a tout juste quatre ans, Histoires Ordinaires présentait l'étonnant Théâtre d'Ardoise qui accueille chaque été, au milieu des bassins d'affinage d'Oléron, musiciens, conteurs, et humoristes, prompts à partager huîtres, moules et verre de blanc avec le public. Depuis, Jean-Marc Chailloleau poursuit son incroyable pêche ostréiculturelle.





Dimanche, c'était « la première églade de moules participative du monde », ce vendredi une soirée jazz… Jean Marc Chailloleau baigne de nouveau dans ses Estivases. Et, ça se voit, ça s'entend, il est heureux. Heureux de voir de nouveau, comme chaque été, les spectateurs s'entasser dans le Théâtre d'Ardoise qu'il a créé au milieu de ses huîtres. 

Depuis quatre ans, le théâtre et le cadre alentour n'ont cessé de s'améliorer. Les rangs des bénévoles ont grossi : ils sont une cinquantaine aujourd'hui. Régionalement, et même nationalement, son théâtre insolite est maintenant reconnu. Du côté des élus locaux, c'est moins vrai, chaque commune défend d'abord sa propre  fête, mais ce regret se noie facilement dans les Estivases, les concerts, les contes ou les rires ; l'ambiance, l'amitié que spectateurs et artistes partagent avec le vin, les huitres et plus récemment les salades de légumes bio du coin.

La créativité du maître des lieux et de ses amis galope toujours. Depuis deux ans, le Théâtre d'Ardoise a ajouté à son programme des saynètes sur l'eau qui racontent des histoires d'ostreiculteurs. Il intégre la biodiversité du marais et détourne les objets abandonnés par l'ostréiculture. Ainsi, Jean Marc Chailloleau a repeint des palettes pour raconter une histoire de « transpalettuviers roses » à la Pauline Carton.

Son dernier spectacle, à lui, s'initule Mmouh, une interjection que les vieux de l'île reprennent couramment d'un haussement d'épaule. À travers une galerie de personnages, il joue une nouvelle fois avec la langue des gens d'ici, avec les décalages entre les vies d'hier et d'aujourd'hui. Mais le temps lui manque, avoue-t-il. Le Théâtre d'Ardoise d'abord. Il faut dire que le programme, durant tout l'été, est riche. Et vaut le détour même si vous passez très au large de l'île d'Oléron.

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Je ne sais pas pour vous mais, ici, le virus de la colère a fini par franchir la barrière. Cette pénurie et cette quête obsédantes de masques, de tests, de lits, de respirateurs  et bientôt de médicaments révoltent. Car il y a dix ans, on les avait les masques ! En stock et fabriqués sur place. Holà, gabegie, on dit les gouvernements. Et des Français aujourd’hui meurent par centaines. Le monde entier n’a pas encore engendré des dirigeants et organisations à la hauteur des enjeux vitaux du XXIe siècle mais la démocratie française est particulièrement malade. Depuis dix ans, à s’occuper et décider de tout, jusqu’aux arrière-cuisines, nos trois petits monarques républicains Sarkozy, Hollande et Macron, ont été bien incapables de voir loin. D’avoir une vision. D’anticiper les dangers pourtant annoncés. En revanche, servir au jour le jour la minorité possédante, oui. Et aujourd’hui, plutôt que de rétablir l’impôt sur la fortune au nom de la solidarité, un ministre du Budget organise un appel aux dons, des sous m’sieudames pour nos entreprises, sans même porter un masque de carnaval.

Michel Rouger

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