Que sont-ils devenus ?

A Brest, Yffic a sorti son film sur la grande tragédie


12/08/2014

Yffic parcourt toujours les quais et la mémoire du port de Brest. Le grand moment, depuis sa rencontre avec Histoires Ordinaires, a été la sortie de son film sur le drame de l'Ocean Liberty survenu en 1947.




Yffic reste hanté par le drame de l'Ocean Liberty, par ses victimes et ses héros comme Yves Bignon et François Quéré.
Yffic reste hanté par le drame de l'Ocean Liberty, par ses victimes et ses héros comme Yves Bignon et François Quéré.

L'âge fait parfois des siennes mais Yffic, le « maire du port de co' » à Brest, tient toujours bon la barre, à 77 ans, du travail de mémoire qui le fait voyager loin dans l'âme du grand port finistérien. Sur son blog, port.de.info, il continue de remonter les souvenirs enfouis chez tous ceux qui sont passés par là, y ont travaillé, souffert ou trouvé des bonheurs. 
 
De tous les évènements de la grande ou petite histoire du port brestois, c'est l'explosion du cargo Ocean Liberty qui assurément l'a toujours le plus hanté et poussé à agir pour que personne n'oublie. Ainsi a-t-il obtenu depuis notre rencontre en 2011 que deux rues honorent la mémoire d' Yves Bignon et François Quéré, deux marins héroïques lors du drame. 
 
Surtout, il a mené à bien la réalisation du film sur la tragédie qui fit 26 morts et des centaines de blessés le 28 juillet 1947. Au bout de quatre ans de travail avec une équipe constituée autour de lui, il a pu, dans la soirée du 4 février 2014, présenter au public un documentaire de 45 mn inédit. Au court reportage de l'époque, découvert à l'Institut national de l'audio-visuel, il a pu ajouter le travail qu'il a mené minutieusement depuis années : les témoignages recueillis, les documents et photos retrouvés... 
 
Ce film n'est sûrement pas une fin. La pêche aux souvenirs restera toujours la grande passion d'Yffic Dornic qui un jour, chômeur sans domicile, vint chercher du travail chez les dockers du port de Brest. 





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Nous pleurions lundi soir en voyant une part de notre histoire, de notre culture, de nous-mêmes, dévorée par le feu de l'enfer. Mais nos larmes sèchent déjà. C'était un accident, le monument a résisté, l'argent afflue vers la riche Paris. Nous reconstruirons, a dit le Président. Des grandes orgues et de milliers de poitrines jaillira, dans quelques années, un vibrant Alleluia. Douleur infime. Tellement éloignée de la douleur des Syriens, Kurdes, Irakiens, Afghans qui pleurent pour toujours la perte des Notre-Dame de Palmyre, de Mossoul, d'Alep, de Racca, de Bâmiyân : cités antiques, mosquées, églises, temples et statues... perdus à jamais non par accident mais par la haine d'une armée d'humains, leurs propres frères, fanatisés par un dieu fou. Depuis lundi soir, les Français peuvent seulement effleurer leur malheur pour, désormais, ne pas les oublier. 

Michel Rouger

 

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