10/06/2016

16 ans en 2016, premières manifs !


Elles/ils ont entre 16 et 17 ans, étudient dans les lycées de Saint Malo, en filières professionnelles ou générales et ont pris la tête de la contestation des jeunes à la Loi Travail. Premières manifs, premiers engagements d'une génération qui trouve ses références dans l'histoire, leur famille et Internet.



Lors des premières manifestations contre la Loi Travail à Saint-Malo, nous avions remarqué l'énergie dégagée lors de ses prises de paroles par un jeune militant, Cohen. Nous voulions en savoir plus sur lui et sur ce groupe de lycéens et apprentis qui l'entourait. La rencontre avec Jarod, Myriam, Cohen et Camille a eu lieu le 20 Avril dans les locaux de la CGT, sous le regard attendri et vigilant de Jean Jaurès. Avec 6 autres lycéens ils ont créé et animent l'"AG Jeunes de Saint Malo". 

La Loi Travail a été pour eux un déclencheur d'engagement. Au fil des manifestations dans les rues de la ronronnante "cité corsaire", ils ont réussi à entraîner derrière eux près de 1 000 lycéens, Leur irruption sur la scène sociale de la ville a donné un sacré coup de jeune aux troupes syndicales. Les permanents de la CGT, de FO et de la FSU ont volontiers laissé la parole à Cohen - adhérent aux jeunesses communistes depuis à peine un an et doué d'un incontestable charisme.
Cohen, Jarod, Camille et Myriam, de l'AG jeunes de Saint-Malo
Cohen, Jarod, Camille et Myriam, de l'AG jeunes de Saint-Malo

Dans cette vidéo Ils évoquent avec enthousiasme les étapes d'une mobilisation qui s'est amplifiée depuis le 9 Mars, jour de leur baptême du feu. Ils échangent sur le sens, les origines et les perspectives de leur engagement, à l'école aujourd'hui et demain dans une vie professionnelle encore lointaine.  

D'origines sociales un peu différentes, ils ont en commun l'héritage d'une culture familiale militante à gauche. Et leur formation politique, ils l'acquièrent... sur Internet.  

18 minutes rafraichissantes qui nous situent au delà des seuls enjeux et du calendrier de la Loi Travail. 

Interview et montage vidéo, Alain Jaunault



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Le billet de la semaine

Dimanche soir


Ainsi, avançant l’été d’une journée, le gouvernement nous permet de fêter jusqu’au bout de la nuit le dimanche électoral. A quatre jours du scrutin, cette largesse ne peut que ravigoter les candidats Marcheurs qui ont dû mal à masquer leur gêne devant le mauvais coup porté à la Loi Molac et à diverses volontés populaires. Elle devrait permettre aussi aux présidents, secrétaires et assesseurs des bureaux de vote de célébrer autour d’un pot bien mérité un engagement citoyen qui fait bien défaut à chaque rendez-vous électoral. Car la démocratie, frappée par l'abstention, pourrait bien, elle, ne pas être à la fête dimanche soir. 

Michel Rouger
20210617_dimanche_soir.mp3 20210617 dimanche soir.mp3  (787.06 Ko)


17/06/2021

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