Vu, lu, entendu...

13/03/2013

Victoire des habitants du quartier contre l'afficheur




Victoire des habitants du quartier contre l'afficheur
Ils ont eu raison contre l'afficheur Clear Channel, les habitants de la rue Olivier Metra dans le XXème à Paris, constitués en Collectif en février dernier.  C'est René Dutrey, adjoint chargé de l'environnement, qui le leur a appris : le panneau ne sera pas installé.

Les locataires, révoltés face à l'arrachage de trois lauriers pour faire place au panneau de 8 m2, ont réussi à récolter près d'un millier de signatures. Après la victoire, c'est un autre olivier qui a pris la place.

Les artistes Catherine Nyeki et Marc Denjean, ont réalisé une installation sur le thème « Nos regards ne sont pas à vendre » : 30 paires d'yeux, multi-générationnels et multi-ethniques.

La mobilisation a été rapide,  relayée par les associations antipublicitaires (Paysages de France, Résistance à l'Agression Publicitaire, Le Publiphobe, Le Collectif des déboulonneurs) et les associations de quartier (Microlithe et Les Sources du Guinier). Devant le caractère non-violent de l'action, la police n'est pas intervenue. 





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Le billet de la semaine

​Marché colonial

Toi, viens, toi dehors... Sur les bords de la Méditerranée, une nouvelle place du marché est née. Des femmes et des hommes épuisés par un horrible voyage attendent. Des fonctionnaires français passent, s'arrêtent, choisissent : ils font leur marché selon les besoins en main d'œuvre décrétés par le gouvernement. Jadis la France est allée coloniser et spolier l'Afrique. Puis les Total, Bolloré et consorts ont continué à piller ses ressources en soutenant des dirigeants corrompus. Aujourd'hui, en renouant avec les « quotas » des années 30, l'ancienne puissance coloniale pille ouvertement le savoir-faire des pays africains, ce qui va les enfoncer un peu plus. Après les ingénieurs et médecins par milliers, les ouvriers qualifiés. Mais il y a là du matériel électoral pas cher et payant. Créer ces quotas suggère que les immigrés nous envahissent. Durcir l'aide médicale insinue qu'ils abusent. C'est faux, ignoble, mais ça éclipse les retraites, urgences ou assurance chômage. Et en faisant de nouveau du Sarkozy, qui prônait les quotas en 2008, Macron met la droite au supplice : « Nous aussi, on nous pille ! » C'est ça le pire.

Michel Rouger

08/11/2019

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