Vu, lu, entendu... Logement

Trois vies ordinaires, vies précaires, en transition


09/01/2011



Ludovic, Salomé et Jean Yves vivent en foyer, une période de transition pour sortir de la précarité. Dans un web reportage, ils racontent leur histoire. 

«Je n'ai pas été éduqué par mère comme je l'aurais voulu», regrette Ludovic qui ne savait plus quoi faire, où aller. seul, sans travail, sans logement, entre Lille et Tourcoing...

Salomé est "tombée enceinte" alors qu'elle préparait son concours pour entrer à l'école d'éducatrice spécialisée. Comment élever seule la petite Léa et poursuivre ses études ?

Jean Yves a perdu sa mère à 16 ans. Il porte cette cicatrice en lui, elle le fragilise. Un jour la perte de travail suivi du divorce l'a précipité dans la rue...

Tous ont un point commun :  ils ont trouvé un logement dans un foyer ou une résidence sociale et surtout la chaleur d'une communauté de vie et le soutien efficace d'une équipe sociale.

Découvrez ces trois "histoires ordinaires" dans le web reportage "Transition" réalisé et publié par l'UNAFO, Union professionnelle du logement Accompagné.
Trois vies ordinaires, vies précaires, en transition





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Le billet de la semaine

​Naufrage

Depuis une dizaine de jours maintenant, l'équipage de La Macronie souque ferme. Appelé en Méditerrannée pour secourir les 629 migrants de l'Aquarius chassés par les forbans parvenus à la barre de l'Italie, il s'est égaré en route. L'un des principaux officiers, le Breton Jean-Yves Le Drian, a cru voir l'Espagne "plus proche" que la France pour accueillir les malheureux, se trompant de quelque 180 milles nautiques (340 km). Du coup, ce sont les Espagnols, montrant l'exemple avec un bel ensemble à toute l'Europe, qui ont assuré le sauvetage. Depuis, l'équipage français rame pour ramener quand même une partie des migrants en France. Les socialistes bretons, eux, sont affligés. Leur chef historique agrégé d'histoire a perdu sa géographie, son histoire son socialisme et son ciré jaune. Ils se préparent à aller déposer des ex-voto dans leurs chapelles : "A notre capitaine qui nous a quittés sans retour en embarquant sur La Macronie."

Michel Rouger

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