Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

« Fini de rire » : un webdoc d'Arte sur le dessin de presse


30/04/2013



À l’occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse qui a lieu le 3 mai, Arte va diffuser,  le mardi 7 à 22 h 35, un documentaire de 52 mn intitulé "Fini de rire ". Le film, indique la chaîne, « utilise le dessin de presse comme on ouvre un livre d’histoire. Il nous emmène en voyage, à la rencontre des dessinateurs au travail, dans leurs différents contextes sociaux et politiques. Au fil du récit, en Israël, Palestine, Allemagne, Tunisie, France, Belgique et aux Etats-Unis, le film trace les contours des tabous contemporains et s’interroge : où en est la liberté d’expression aujourd’hui ? »
 
On y rencontre Plantu, Aurel, Kichka, Avi Katz, Danziger, Kroll, Hachfeld, Kianoush, Khalil, Willis from Tunis, Daryl Cagle et Ann Telnaes, tous partenaires de l’association « Dessins pour la Paix » que préside Plantu.
 
Mi-avril, Arte a déjà mis en ligne le webdocumentaire Fini de rire qui présente, dans des séquences de 2 à 3 mn, les témoignages de quarante dessinateurs de presse : des témoignages qui dessinent les nouvelles frontières de la liberté d’expression dans le monde.





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Le Webdocumentaire





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Comment ça va à la maison ? Nous, on n'oubliera pas nos vacances en France ! La Coupe du Monde a provoqué une euphorie incroyable. Oubliée la France qui broie du noir, chipote, râle, proteste contre le foot-business et le reste Des gamins de banlieue devenus grands ont fait un miracle. Ils ont uni le pays. Tout d'un coup, des jeunes Noirs nés dans des quartiers décriés sont devenus Français. A Moscou, au nom de tout le pays et pour la fierté ainsi rendue, le président les a embrassés un à un, mouillant sa chemise en glissant à chacun un petit mot : « Dis à tes copains que je ressors le grand plan pour les banlieues », « Moi aussi, je vais jouer maintenant collectif », etc. On nous a dit que la France avait déjà vécue cette euphorie il y a vingt ans, en 1998. En juillet, elle était devenue soudain « black-blanc-beur » En septembre c'était fini. Pas grave, nous, on sera rentrés. C'était un grand moment.  

Michel Rouger

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