Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

« Le Grand Incendie » : pourquoi ils s'immolent par le feu


19/12/2013



Tous les quinze jours, en France, depuis 2011, une personne s’immole par le feu sur la place publique : que signifie leur geste, que veulent-ils dire à la société ? Durant deux ans, Samuel Bollendorff et Olivia Colo ont enquêté, recensé chacune de ces immolations survenues depuis 2011, retrouvé les témoins, écouté les proches et collègues pour retenir finalement sept histoires. Ils les ont rassemblées dans le documentaire interactif « Le Grand Incendie » :  « Ils se sont immolés par le feu pour se faire entendre », ajoutent-ils en sous-titre. Pour l'instant, en effet, ces drames ne semblent guère entendus. 





Dans la même rubrique :
< >

Lundi 11 Septembre 2017 - 17:43 La commune où l'on aime vivre ensemble

Jeudi 19 Septembre 2013 - 18:22 Palestine : l'espoir d'Oslo vingt ans après



Le Webdocumentaire





Donner un coup de main

Tout un chacun peut participer à Histoires Ordinaires. Proposer bien sûr des sujets de reportage et des informations pour la rubrique "Vu, lu, entendu" mais il y a aussi des tâches nombreuses, variées, aussi utiles qu'accessibles. Vous pouvez en trouver ici une liste. Ensuite il suffit de prendre contact avec la rédaction. 


Le billet de la semaine

Un été français

Comment ça va à la maison ? Nous, on n'oubliera pas nos vacances en France ! La Coupe du Monde a provoqué une euphorie incroyable. Oubliée la France qui broie du noir, chipote, râle, proteste contre le foot-business et le reste Des gamins de banlieue devenus grands ont fait un miracle. Ils ont uni le pays. Tout d'un coup, des jeunes Noirs nés dans des quartiers décriés sont devenus Français. A Moscou, au nom de tout le pays et pour la fierté ainsi rendue, le président les a embrassés un à un, mouillant sa chemise en glissant à chacun un petit mot : « Dis à tes copains que je ressors le grand plan pour les banlieues », « Moi aussi, je vais jouer maintenant collectif », etc. On nous a dit que la France avait déjà vécu cette euphorie il y a vingt ans, en 1998. En juillet, elle était devenue soudain « black-blanc-beur » En septembre c'était fini. Pas grave, nous, on sera rentrés. C'était un grand moment.  

Michel Rouger

16/07/2018

Nono