Vu, lu, entendu... Citoyenneté / Libertés

« Le Grand Incendie » : pourquoi ils s'immolent par le feu


19/12/2013



Tous les quinze jours, en France, depuis 2011, une personne s’immole par le feu sur la place publique : que signifie leur geste, que veulent-ils dire à la société ? Durant deux ans, Samuel Bollendorff et Olivia Colo ont enquêté, recensé chacune de ces immolations survenues depuis 2011, retrouvé les témoins, écouté les proches et collègues pour retenir finalement sept histoires. Ils les ont rassemblées dans le documentaire interactif « Le Grand Incendie » :  « Ils se sont immolés par le feu pour se faire entendre », ajoutent-ils en sous-titre. Pour l'instant, en effet, ces drames ne semblent guère entendus. 





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Le billet de la semaine

Les vieux

Papy Michel (Drucker), 76 ans, publie 286 pages "pour rester jeune" tout en attaquant de nouveau le "jeunisme ambiant". N'y a-t-il pas là une sorte d'antilogie, pourrait chuinter notre académicien chenu Valéry Giscard, 92 ans ? Vouloir rester jeune quand on est vieux, n'est-ce pas du jeunisme ? En fait, Papy s'accroche, vieille histoire. Brassens lui a pourtant dit que le temps ne fait rien à l'affaire : quand on est, on est. Et surtout pas être et avoir été. Au demeurant, on peut être vieux et dans le vent : face à la dictature de l'instant, ne fait-on pas aujourd'hui l'éloge de la lenteur, l'atout majeur des vieux ? Donc, rester gaillard mais lent, engagé mais lent. Marcher lentement ralentit le temps. Pourquoi courir, pédaler, sauter, pour  « mourir jeune », le pire ? Non, plutôt être vieux. Mourir très vieux. Au final, même, « les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour... », comme chantait Brel mort trop jeune il y a 40 ans ce mois-ci. Déjà. Comme le temps passe.

Michel Rouger

16/10/2018

Nono